mercredi 30 août 2017

La danse de la Vie.



Ce matin au réveil,
il y avait la Présence.
Vibrante, aimante,
comme enveloppant et accueillant
toutes choses.
Le soleil s'est levé,
majestueusement.
La terre, les arbres, les plantes,
furent baignés dans la lumière.
Dans cette beauté,
dedans, dehors,
tout était une danse.



D'instant en instant,
ne soyez personne.
Espace, globalité,
se déploient.
La vie vous accueille
avec tendresse.
Ici ou là,
ne perdez pas Cela.
Soyez Cela.
En Cela, la vie danse,
célébration sans fin...



Dans l'espace que vous êtes,
enfin reconnu.
Que vous soyez affairé
ou oisif.
Dans un bureau, un stade,
en faisant le ménage,
votre vie, la Vie,
devient une danse.



Voyez ce qu'est
votre précieux moi,
votre précieuse identité.
Rien d'autre qu'une chimère,
un rêve, une ombre,
un paquet de pensées et de tensions.
Libéré de cette croyance,
la vie est espace,
danse, célébration.



Que vous soyez dans un bureau,
au fond d'une mine,
oisif ou affairé,
ceci ou cela,
ne soyez personne.
Restez dans votre globalité.
Que chacun de vos gestes
soit une danse,
que votre vie toute entière,
soit une célébration.



Ecoute,
l'espace sans limite
où le corps se déploie.
En lui,
tout autour de lui,
en toi, partout,
la vie danse.



Ephémère passager de la vie,
chacun cherche le bonheur,
là ou il croit
pouvoir le trouver;
accumulant les expériences.
Toujours, c'est le moi qui cherche,
c'est le moi qui veut.
Hélas, il est totalement ignoré,
que réaliser l'absence
de tout moi personnel,
est la condition essentielle
pour ce à quoi nous aspirons.
Dans l'absence d'un moi personnel
enfin reconnue,
semble se déployer soudain
notre globalité.
Alors, en elle,
la vie danse.
Elle est célébration,
bonheur sans fin...

dimanche 13 août 2017

Du temps pour l'essentiel.

Il est bon de donner du temps à la vérité, à l'essentiel, à la découverte de notre nature véritable, au bonheur.
Laisser du temps au temps.
Délaisser nos occupations, nos obligations présumées, nos habitudes, nos tensions, nos conditionnements, nos croyances....
Simplement nous rendre disponible.
Pas pour quelque chose, pas pour un but précis, pas comme une stratégie.
Pour rien.
Juste être,
vacant, disponible, ouvert.
N'est-ce pas dans ce terreau, que le parfum de la vérité aura le plus de chance de nous visiter,
comme nous laisserions la fenêtre ouverte, à la brise rafraichissante de l'été?
Bien sûr, il n'y a pas de règle fixe.
Mais la suggestion est là:
Dans votre journée, pendant vos vacances, au cours de l'heure qui passe, pourquoi ne pas réserver un peu de votre précieux temps pour l'essentiel?

samedi 5 août 2017

L'éveil et l'illumination.

L'illumination ou l'éveil, semblent être la préoccupation essentielle de quelques-uns.
Mais l'éveil de qui?
Savoir qui nous sommes vraiment, autrement dit, se connaître soi même, paraît être de la première importance.
Un examen attentif, une investigation approfondie, nous montre que le moi que nous croyons être, n'existe tout simplement pas.
Il n'est qu'une collection de pensées et de sensations, perçues au sein de la Conscience.
Alors, en l'absence de moi, qui faudrait-il encore tenter d'éveiller ou d'illuminer?
Dans la clarté de cette vision-compréhension, s'effondre toute recherche.
Il est possible que cela soit ce que certains appellent l'éveil.
Pourquoi pas?

samedi 29 juillet 2017

Ecoute et libération.

L'écoute, ce n'est pas se concentrer sur ce que nous souhaitons entendre, fusse la vérité.
L'écoute, c'est être ouvert, disponible, à ce qui est.
Qu'il s'agisse de pensées obsédantes, de tensions, d'un mal-être, d'un ressenti de séparation, de solitude.....
Ce qui apparaît, est ce qui a précisément besoin d'être écouté.
C'est notre vérité, ici et maintenant.
Aussi, laissez-lui la totale liberté d'être, d'apparaître, de se déployer.
Dans cette écoute, rien n'est séparé.
Pensées, sensations, tensions, perceptions.....
Tout vient pour être accueilli.
Ne l'entretenez pas, mais ne le rejetez pas non plus.
Tensions et problèmes, se nourrissent de notre refus et de nos stratégies pour leur échapper.
C'est seulement dans une totale ouverture, un accueil lucide, sans choix ni stratégie, que problèmes, souffrances, tensions, peuvent alors consumer leur propre énergie et finalement se libérer et nous quitter pour de bon.

mercredi 12 juillet 2017

Une bonne bastonnade .

Question :
Vos textes relèvent de la bêtise  et de l'ignorance. Un chat est un chat, un arbre est un arbre, voilà tout !! Si le vieux maître Nan Shan vous avait rencontré, il vous aurait mis une bonne bastonnade pour vous remettre les idées en place....
Réponse :
Laissons, si vous le voulez bien Nan Shan de côté, ainsi que toute prétention à savoir ce qu'il aurait pensé, dit ou fait.
Il est trop facile de fantasmer sur le comportement des anciens, désormais décédés, à l'aulne de notre propre ignorance.
Un chat est un chat, un arbre est un arbre; mais de quel chat ou de quel arbre parlons-nous?
Plusieurs personnes, nous le savons bien, regardant le même arbre ou le même chat, verront chacune le leur, autrement dit, leur propre perception subjective du même objet.
Et que dire de l'araignée au plafond ou de la mouche sur le carreau?
Pour elles, que sont un arbre ou un chat?
Ainsi, dire qu'un chat est un chat ou un arbre un arbre n'a pas grand sens.
Chacun en ayant sa propre perception et sa propre compréhension.
Mais il y a plus.
Le chat existe par la Conscience qui le perçoit.
La Conscience est libre, du fait qu'il y ait ou non un chat.
Mais le chat, autrement dit l'objet perçu, dépend lui de la Conscience pour être.
Ainsi, la perception d'un objet, comme une tasse ou un arbre, comprend en elle-même deux aspects  : l'objet lui-même, nous l'avons vu précédemment, et la Conscience qui le perçoit.
Le chat ou l'arbre, ne sont jamais séparés de la Conscience.
C'est à cause de ce fait, que les objets possèdent la remarquable capacité, de nous révéler la Conscience en laquelle ils apparaissent.
En conclusion, un arbre est un arbre, un chat est un chat, mais méfions-nous des raccourcis faciles et des poncifs faussement Zen.

mercredi 5 juillet 2017

Le sacré.

Une brûlante journée de canicule s'achevait.
Tout était immobile.
Les cigales s'étaient tues, les feuilles des grands arbres ne tressaillaient même pas.
En cette fin de journée, la lumière se faisait plus douce.
Tout à coup, le silence extérieur et le silence intérieur ne faisaient plus qu'un.
De même, l'immobilité de la nature, comme figée par la chaleur, et celle de l'esprit, n'étaient qu'une seule et même immobilité.
Dans ce silence, vibrant et immobile, l'essence du sacré semblait se déployer.

lundi 26 juin 2017

Chaque moment est le bon moment.

La Présence est l'espace essentiel au sein duquel la manifestation se déploie.
La manifestation est elle-même l'activité de la Présence.
Aussi, n'avez-vous rien à faire pour la produire, la pratiquer.
Soyez simplement ouvert à cette possibilité.
Ressentez le poids de votre bassin sur le siège où vous êtes assis.
Découvrez le va-et-vient des sensations corporelles, le ballet des pensées...
Chaque chose apparaît en vous. Pas à un "moi" personnel et limité, introuvable car inexistant, mais dans l'espace même de la Présence-Consciente que vous êtes.
Espace n'est qu'un mot, il ne s'agit pas de quelque chose.
Lorsque Cela se découvre, les mots justes pour en décrire le parfum vous viendront, et ils n'auront guère d'importance.
Parfois, pour pointer vers la Présence-Consciente, nous disons l'espace, parfois le parfum, parfois la clarté, ou l'ineffable douceur de Cela.....
Découvrez, voyez, sentez, que vous êtes Cela, cette douceur, ce parfum, cette Présence.
Puis vous verrez que ce qui apparaît, aussi, est Cela.
Tombez amoureux de Cela.
Abandonnez-vous à Cela.
Disparaissez en Cela.
Inutile d'aller le rechercher ailleurs.
C'est là, dans l'espace d'un souffle, d'une pensée, d'une sensation, d'une perception....
Et pour le découvrir, chaque moment est le bon moment.

mardi 13 juin 2017

Méditation.

Assis sur le lit, dans la petite chambre; à la fenêtre, les feuilles des grands arbres frissonnent doucement, bercées par la brise printanière.
Le parfum sucré des genets entre dans la pièce.
On entend le chant des oiseaux.
Apprenez à rester vacant, libre de toute intention, de toute envie, de toute activité, de toute stratégie.
Ne cherchez pas à être ou à devenir quelque chose.
Laissez vos sens s'épanouir naturellement, vos pensées libres de vagabonder, sans les suivre particulièrement.
Ne vous efforcez à rien.
Si quelques tensions ou impressions désagréables apparaissent, ne les refusez pas, ne les courtisez pas non plus.
Laissez-vous comme vous dissoudre dans le paysage.
Oubliez les mots, les concepts, les buts.
S'ils se présentent, n'y prêtez tout simplement pas attention.
Dans cette ouverture sans intention, car l'intention est fermeture, une douce paix, une joie sans cause, peuvent survenir, comme les parfums de l'intemporel.
Ne les recherchez pas, ne les cultivez pas.
Vous retomberiez aussitôt dans les filets du désir, de la peur, du temps.
Laissez simplement le parfum de ce moment vous imprégner, comme celui des genets, entrant par la fenêtre ouverte.

mercredi 7 juin 2017

Ni sujet, ni objet.



Une certaine explication spirituelle, nous dit que nous sommes Conscience, et que cette Conscience est ce qui perçoit toutes choses.
Selon cette perspective, les objets se déploient au sein de la Conscience qui les accueille.
Le problème est que selon cette compréhension, la dualité, et donc la séparation, autrement dit la souffrance, demeurent inéluctables.
Il y a bien Conscience, et il y a toujours les objets.
Certes, on peut bien affirmer que l'essence fondamentale des objets est  la Conscience, mais
est-ce vraiment notre expérience?

Regardant distraitement le paysage par la fenêtre ouverte, les grands arbres majestueux et les collines au loin, surgit une lumineuse évidence.
Les arbres et les collines, ne sont pas des objets perçus par une Conscience séparée les percevant.
Arbres et collines, sont "la" Conscience, en tant qu'arbres et collines.
Le chat sur le tapis est "la" Conscience en temps que chat et en tant que tapis.
Il n'est nulle part de Conscience percevante ou d'objets perçus, séparés.
Il n'y a que "Ce qui est".
Là disparaît toute trace de séparation, de dualité et de souffrance.

mardi 30 mai 2017

La non-Voie.

La non-Voie ne cherche pas à obtenir quelque chose,
ni à se débarrasser d'autre chose.
En elle, l'existence d'un prétendu moi est démasquée.
En elle, la personne ne peut se maintenir.
En elle, plus rien ne peut être séparé d'autre chose.
En elle, il n'y a rien et il y a tout.
En elle, s'évanouissent les notions de sujet et d'objet.
Qui pourrait encore revendiquer, comprendre, s'efforcer ou pratiquer quoique ce soit?
Lorsque l'illusion d'être une personne séparée s'évanouit,
ne reste plus que la vie,
mystérieuse et sublime,
douce et terrible,
qui s'écoule, naturellement,
sans problème.