lundi 16 novembre 2020

Entendre le silence. Les pseudo-écolos.

 

L'air était encore doux, et il aurait été agréable de rester un peu au soleil, à profiter de la chaleur de ses rayons.

Hélas, les voisins, toujours aussi bruyants, avaient décidé de se lancer dans on ne sait quels travaux, impliquant un raffut fort désagréable.

Bien que vivant en pleine nature, il est frappant de voir à quel point, souvent, les gens ne peuvent s'empêcher d'être bruyants et dérangeants, sans égard ni respect pour tout ce qu'ils dérangent, la nature, le voisinage, et ce, en l'occurrence, malgré des revendications et idéologies pseudo-écologiques, prônant respect, harmonie...

Il est étonnant de constater, comment ce genre d'idéologies ont en fait peu de poids, quand elles ne sont pas relayées par une véritable expérience de paix, d'harmonie, de non-séparation, en soi-même, dans le concret de notre vécu.

Dans ce cas en fait, l'égoïsme, l'individualisme, et toutes sortes de comportements égocentriques, ne tardent pas à reprendre le dessus.

Nous sommes donc resté confiné dans le salon.

Très vite, nous fûmes saisi par la paix qui y régnait. Tout y était immobile, certes, mais intensément vivant. Les meubles, les cadres au mur, le soleil jouant sur les tomettes ou éclairant soudain la couverture d'un ouvrage, ou quelques bibelots dans la bibliothèque. 

Un silence était là. Pas seulement l'absence de bruit, mais un silence vivant, vibrant. On pouvait entendre ce silence, et au loin, malgré les doubles vitrages, le bourdonnement des machines dans la colline.

Ce silence n'était ni extérieur, ni intérieur. En fait, l'un et l'autre avaient disparu. Quelque chose d'immense s'ouvrait, se déployait, incluant tout. 

En cela était la paix et le contentement. 

Aucun commentaire: