samedi 7 novembre 2015
A propos de la pratique de l'investigation intérieure.
Question:
A propos de la pratique traditionnelle dite de l'investigation intérieure, consistant par exemple à se demander: "qui suis je?" ou: "qu'est-ce qui est conscient de....?"
Doit-elle se pratiquer constamment, comme en boucle?
Réponse:
Concernant la pratique consistant à se demander: "Qu'est-ce qui est conscient de....?"
Comme n'importe quelle autre, elle ne devrait pas se faire "en boucle", mais toujours consciemment, et surtout animée de la joie et du bonheur de le faire, quand cela se présente.
mercredi 28 octobre 2015
Commprendre où est le bonheur.
Question :
Vous dîtes que nous devrions faire ce qui nous rend heureux.
Cela veut-il dire que si cela me plaît de faire n'importe quoi, je ne devrais pas m'en priver, ou qu'il est juste par exemple de consommer de la pornographie si cela me donne du plaisir?
Réponse :
Vous pouvez même pousser beaucoup plus loin ce questionnement et demander par exemple:
"Et si j'aime assassiner des vielles dames, ou me livrer à divers actes abominables, dois-je le faire?"
Remarquez que dans votre question, vous avez dit "si j'aime", autrement dit, si cela me plaît, c'est-à-dire, si cela me donne du plaisir....
Vous n'avez pas formulé les choses en disant: "si cela me rend heureux".
Et le problème est précisément là.
Peut-être un bourreau ou un serial killer, peuvent-ils éprouver un certain soulagement en torturant leurs victimes, dû au relâchement momentané des tensions très puissantes qui les habitent.
Sûrement la pornographie, même à haute dose, peut procurer un certain plaisir.
Mais pouvez-vous vraiment envisager que cela rende réellement heureux?
Autrement dit, que cela vous apporte joie, paix, amour.....
Car nous le pressentons, le bonheur véritable est toujours lié à cela, et non au seul plaisir et encore moins à l'apaisement fugace de nos tensions.
Le bonheur et le plaisir ne sont pas la même chose cher ami.
Ce que chacun recherche au plus profond de lui, est la libération du sentiment de manque, de séparation, c'est-à-dire la plénitude, la complétude.
Au début, nous pouvons rechercher cela dans les objets, puis nous comprenons que le bonheur recherché est avant tout lié à la réalisation profonde de notre nature véritable, qui est déjà amour, non-séparation, joie, paix.....
Lorsque nous le découvrons, cela ne signifie pas pour autant que nous nous détournons des objets ou des autres.
Au contraire, ils participent alors pleinement à la célébration de ce bonheur.
Bien sûr, notre fonctionnement s'ajustera à notre nouvelle compréhension et il est fort possible qu'un certain nombre d'activités nous quittent, naturellement.
lundi 12 octobre 2015
Le fondement de l'écologie intérieure.
Le fondement de l'écologie intérieure.
(un article pour la revue 3e millénaire).
Tout d'abord, nous réalisons que nous ne pouvons être le corps-mental, autrement dit, une personne séparée.
Le corps, sous forme de sensations, le mental sous forme de pensées; tout cela est perçu et apparaît en nous.
Ensuite, vient la compréhension selon laquelle nous sommes la Conscience qui perçoit toutes choses.
Pas seulement qui perçoit, mais également comprend et agit.
Cette réalisation transforme déjà profondément notre vie.
Vient ensuite la prochaine étape où nous nous interrogeons:
Cette Conscience que nous sommes, est-elle personnelle, ou l'avons-nous tous en commun?
Personnelle, signifierait qu'elle est perçue et apparaît en nous.
Ce ne serait alors pas le sujet, l'ultime percevant.
Cette possibilité est donc ainsi écartée.
Impersonnelle, implique que nous partageons tous la même Conscience, qu'en essence, nous sommes tous un.
Certes, les facultés diffèrent. Entre un être humain, un canard, une chauve-souris, un dauphin ou une plante verte, les capacités ne sont pas les mêmes. Mais en tous les êtres, c'est la même Conscience qui perçoit, comprend, agit.
Lorsque apparaît en nous la possibilité de cette réalité, l'univers nous renvoie l'écho d'un monde où tous les êtres par essence sont unité, où toute vie, où toutes choses même, se révèlent comme sacrées.
Cette réalisation influencera profondément notre vie.
N'est-elle pas le fondement d'une véritable écologie?
lundi 5 octobre 2015
Rencontre à Apt, samedi 10 et dimanche 11 octobre 2015.
Méditation et non-dualité
Découverte de la Présence
Célébration de la Conscience.
Rencontre à Apt en Provence dans le Luberon.
Samedi 10 et dimanche 11 octobre 2015.
Le lieu:
En pleine nature au dessus de la petite ville d'Apt.
La rencontre débutera le samedi à 10h30 et se poursuivra toute la journée jusqu'à 22h30.
Le dimanche de 10h à 17h30.
Au programme:
Méditation, dialogues, approche corporelle.
Renseignements, inscriptions, écrire :
lemoinegojo@gmail.com
A noter:
La retraite d'hiver aura lieu à Apt du 30 décembre 2015 au 3 janvier 2016.
Voir aussi: le moine Gojo sur Youtube en vidéos.
Découverte de la Présence
Célébration de la Conscience.
Rencontre à Apt en Provence dans le Luberon.
Samedi 10 et dimanche 11 octobre 2015.
Le lieu:
En pleine nature au dessus de la petite ville d'Apt.
La rencontre débutera le samedi à 10h30 et se poursuivra toute la journée jusqu'à 22h30.
Le dimanche de 10h à 17h30.
Au programme:
Méditation, dialogues, approche corporelle.
Renseignements, inscriptions, écrire :
lemoinegojo@gmail.com
A noter:
La retraite d'hiver aura lieu à Apt du 30 décembre 2015 au 3 janvier 2016.
Voir aussi: le moine Gojo sur Youtube en vidéos.
mardi 22 septembre 2015
Méditation .
La méditation est l'offrande constante du monde (les perceptions), du corps (les sensations), des pensées, à la Présence.
Question:
Mais qui accomplit cette offrande ?
Réponse :
L'offrande véritable, résulte de la compréhension profonde qu'il n'y a personne pour l'accomplir.
dimanche 13 septembre 2015
L'histoire de Marie-Louise, ou l'indignité de la société envers les faibles.
Tous ceux qui sont venus à une retraite ou à un stage à Apt, se souviennent de Marie-Louise, ma chère maman.
Depuis plus de 100 jours, suite à une chute ayant entrainée un traumatisme crânien puis un coma, elle lutte pour s'en sortir.
Ce n'est pas facile.
Le temps est tissé d'une succession de mieux, de rechutes, d'espoirs, de découragements.
Tout cela entouré de beaucoup d'Amour et de Présence.
Le contexte bien sûr, est important.
Il y a eu les urgences, la réanimation, la médecine, le service de suite de soins, et maintenant, les soins dits de longue durée (USLD).
Trouver une place dans ce service n'est pas facile car il y a beaucoup de demandes et peu de places.
Dans ce service, beaucoup de patients en fait resteront jusqu'à la fin de leurs jours.
Grabataires, Alzheimer, déments, ou atteints de pathologies incurables.
On pourrait espérer que les conditions d'hospitalisation s'adoucissent dans ce contexte, autrement dit, que la société tente d'offrir à ses anciens, à ceux durement affectés par la maladie, une vie et surtout une fin meilleure.
Hélas, il n'en est rien.
Les nouvelles conditions frisent l'indignité.
Chambres à deux lits espacés de 40 cm, une armoire, une chaise, pas de table, sauf celle pour manger au lit.
Aucune intimité, bruits constants, gémissements, cris, odeurs, difficultés de cohabitation avec des voisins pas toujours faciles.
"Et si le patient entre dans une phase irréversible, devant le conduire à mourir, que se
passe t-il ?" avons nous demandé.
"Rien !" fut la réponse.
Le patient mourra dans son lit, à 40 cm de son voisin, dans le bruit et les allées et venues du personnel, des visiteurs des autres patients, sans aucun espace de tranquillité ou d'intimité, pour lui et ses proches.
Dans ce contexte, puant de souffrance, un seul rayon de soleil, un personnel dévoué, sympathique et à l'écoute.
Mais ce n'est pas toujours suffisant.
Ainsi est notre société, où un pays, parmi les plus riches du monde, réserve ce genre de sort à ses anciens, ou à ses malades.
Et nous le savons, il y a pire.
Ne dit-on pas que le degré de civilisation d'une société se mesure au sort qu'elle réserve aux plus faibles ?
Et bien il est clair qu'il ne fait pas bon dans notre monde faire partie des faibles, des malades, des vieux, des pauvres, des infirmes, des détenus, des minorités, des sans-papiers, etc, etc....
Comment en arrivons nous à ces conditions indignes imposées aux plus faibles?
La réponse est simple, elle n'est pas dans l'absence de moyens ou d'argent, là n'est pas l'essentiel.
La cause racine n'est-elle pas dans l'égoïsme de ceux qui détiennent le pouvoir et prétendent à l'organisation de notre société, mais aussi à notre égoïsme fondamental, résultant de notre sentiment viscéral de séparation?
Chacun de nous, s'identifiant à sa petite personne, se sent séparé, menacé, misérable, et ne fait que s'isoler davantage, se coupant de son être profond, de la nature, des autres....
Il en résulte cette société malade et indigne, et il est probable qu'à des degrés divers, nous soyons tous confrontés à ses dysfonctionnements.
Chacun tente de tirer son épingle du jeu, contribuant en fait à cette misère.
Bien sûr, les solutions à ces problèmes sont nationales, internationales même, mais elles débutent en chacun de nous par la reconnaissance profonde de notre véritable nature et la compréhension que nous la partageons avec tous les êtres.
Seule cette compréhension, pourra créer en nous le bonheur que nous recherchons et permettre l'avènement d'une société et d'un monde paisible, digne et heureux.
mardi 25 août 2015
L'oubli de la Présence .
Question :
A certains moments, je suis sciemment la Présence. Je réalise que je suis ce qui perçoit, mais à d'autres, cela s'oublie en moi et je suis très déconcerté.
Que faire?
Réponse :
Un disciple suivait une Voie progressive, où pour maintenir le souvenir de Dieu il répétait constamment un mantra.
Pourtant, à certains moments de la journée, il s'endormait oubliant à la fois Dieu, et son mantra.
Il s'ouvrit à son maître de cette difficulté, et celui-ci lui répondit:
"ne vous en faites absolument pas, poursuivez simplement votre pratique. Si vous vous endormez, dormez. Lorsque vous vous réveillez, ne soyez ni déçu, ni culpabilisé. Simplement, reprenez immédiatement votre pratique , là ou elle en était."
Le souvenir de Dieu ou de la Présence, la réalisation de la Conscience, n'est pas une opération mentale. Aussi, n'est-il pas interrompu par la disparition momentanée du mental, dans le sommeil par exemple.
Ne faites pas de la Présence-Consciente quelque chose résultant d'une pratique personnelle.
Abandonnez-vous plutôt à elle à chaque fois qu'elle souhaite vous prendre dans ses bras.
Quand il vous semble que vous n'y êtes plus, c'est tout simplement une modalité différente du jeu de la Présence. Reconnaissez-le.
De même, deux amants ne peuvent rester en permanence dans les bras l'un de l'autre, mais restent toujours unis par le cœur.
lundi 17 août 2015
Approche de la non-dualité, avec le moine Gojo.
La canicule semble avoir laissé place à des températures plus douces.
Après quelques orages, le ciel est redevenu pur et lumineux, la végétation brillante.
La retraite d'été nous offre la joie de découvrir et de célébrer la Présence, non pas replié sur nous même, mais en la partageant avec les autres, dans l'expérience de la rencontre.
Là est l'enseignement véritable, qui partant de la tranquillité un peu formelle de la méditation, inclut progressivement toutes choses.
Le programme de l'automne n'est pas encore tout-à- fait finalisé, mais en voici quelques éléments.
Samedi 26 et dimanche 27 septembre: rencontre à Paris
Renseignements: michele.muller8@free.fr
Samedi 10 et dimanche 11 octobre: rencontre à Apt en Provence.
Renseignements: lemoinegojo@gmail.com
Guérir par la Conscience: à programmer.
Si vous souhaitez organiser une rencontre avec le moine Gojo autour de la non-dualité, contactez nous: lemoinegojo@gmail.com
Voir aussi sur Youtube:
tapez: le moine Gojo, puis cliquer sur chaine, puis playlist.
A bientôt.
mardi 11 août 2015
Plaisirs de vacances, joie de la Présence.
L'autre jour à la télévision, une émission diffusait un reportage sur les vacances rêvées de jeunes gens à Ibiza.
Plus nous sommes identifiés à la personne, plus nos sources de plaisirs sont grossières.
Finalement, on peut se demander si notre recherche du plaisir n'est pas en fait celle de l'oubli.
Oublier pour quelques instants notre condition de personne séparée et misérable, s'étourdir d'alcool, de sexe, de bruit, comme dans ce reportage.
Ces plaisirs, rapidement laissent un goût amer. L'ingrédient essentiel manquant est la joie.
Le bonheur de la Présence est subtil, simplement peut être, en regard d'une certaine grossièreté de la personne.
Au détour de la méditation, souvent, le parfum de la Présence se révèle.
Il se manifeste en tant que paix, amour, joie, douceur...
Lorsque ce bonheur apparaît, sans qu'il n'ait été besoin d'aller le chercher, laissez-le vous envelopper, savourez-le, abandonnez-vous à lui sans réserve.
Plus tard, si le désir de partir en vacances dans quelques îles ensoleillées apparaît, pourquoi pas?
Il sera alors comme une célébration de la Présence.
dimanche 2 août 2015
Retraite d'été en Provence du 19 au 23 aout 2015, avec le moine Gojo
Méditation et non dualité
Découverte de la Présence
Célébration de la Conscience
Retraite d'été en Provence dans le Luberon, du 19 au 23 aout 2015, avec le moine Gojo.
Comme chaque année, la retraite d'été est l'occasion de découvrir notre véritable nature, la Présence-Consciente, et de la célébrer avec tous nos ami(e)s.
Au delà des contacts virtuels sur le net, elle est une invitation à la véritable rencontre dans le cœur.
La retraite se déroulera en pleine nature au dessus de la petite ville d'Apt dans un très beau cadre. (Apt se trouve à 50km d'Avignon, 50km d'Aix en Provence, 70km de l'aéroport de Marseille Provence)
La retraite débutera le mercredi 19 aout à 16h30 et se terminera le dimanche 23 aout vers 17h30.
Au programme:
Méditation, dialogues, approche corporelle.
Attention: le nombre de places est limité.
Renseignements, inscriptions, écrire:
lemoinegojo@gmail.com
Voir aussi sur Youtube: le moine Gojo .
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