mardi 30 mai 2017

La non-Voie.

La non-Voie ne cherche pas à obtenir quelque chose,
ni à se débarrasser d'autre chose.
En elle, l'existence d'un prétendu moi est démasquée.
En elle, la personne ne peut se maintenir.
En elle, plus rien ne peut être séparé d'autre chose.
En elle, il n'y a rien et il y a tout.
En elle, s'évanouissent les notions de sujet et d'objet.
Qui pourrait encore revendiquer, comprendre, s'efforcer ou pratiquer quoique ce soit?
Lorsque l'illusion d'être une personne séparée s'évanouit,
ne reste plus que la vie,
mystérieuse et sublime,
douce et terrible,
qui s'écoule, naturellement,
sans problème.

samedi 6 mai 2017

Investigation et méditation.



Question :
Quelle différence faites-vous entre l'investigation et la méditation?

Réponse :
L'investigation est à la base.
Regardez, observez, investiguez.
Y a-t-il ici un moi personnel, une entité définie, existante et séparée dont vous pourriez dire:
"c'est moi" ?
Que trouvez-vous en regardant, en cherchant ?
--Des pensées.
Sont-elles "moi"?
Sont-elles par exemple ce qui perçoit ?
Evidemment non.
--Le corps, c'est-à-dire des sensations, ou des tensions.
Une sensation est-elle "moi"?
Est-elle ce qui perçoit?
Evidemment non.
Lorsque cela est vu dans une parfaite clarté, cela produit un effet.
On pourrait dire aussi que cela a un parfum.
Une ouverture apparaît, une détente, une paix.....
Restez-là, profitez-en.
Bien sûr, il n'y a personne, mais le parfum est là.
Prélassez-vous en lui, baignez-vous, noyez-vous en lui.
En lui, toutes choses apparaissent, se déploient, disparaissent.
Vous êtes Cela, et c'est la méditation.
On pourrait dire aussi, la contemplation......
A noter:
Retraite de printemps : 12,13 et 14 mai
Retraite d'été du 23 au 27 aout,
inscriptions à partir du 17 mai.

samedi 29 avril 2017

Peut on percevoir la Conscience ?



Question :
Peut-on percevoir la Conscience ?

Réponse :
-Le Moine Gojo (LMG):
La Conscience est Ce qui perçoit, aussi, ne peut-elle jamais être perçue comme un objet.

-Question:
Pourtant, j'ai pratiqué une méditation, où on nous apprenait à nous tourner vers la Conscience et à la percevoir.

-LMG:
Très bien, comment était-ce?

-Question:
Une sensation, à la fois de calme et de paix, et aussi d'énergie.

-LMG:
Parfait. Dans ce cas, une sensation de calme, de paix et d'énergie était perçue.
Vous êtes Ce qui perçoit.

-Question:
Voulez-vous dire que cette sensation de paix n'était en fait pas la Conscience?

-LMG:
Peut être en était-ce le parfum.
En fait, au moment où vous faisiez cet exercice, c'était "Ce qui est".
Ensuite, comment se poursuivait l'exercice?

-Question:
Et bien l'invitation était de maintenir cette paix, ou de voir qu'elle demeurait présente, même face aux objets et situations de la vie.

-LMG:
Dans ce cas, il y avait donc les objets, la paix, précédemment ressentie et votre effort pour la maintenir ou l'être.

-Question:
Oui, c'est un peu ça.

-LMG:
Là est le problème voyez-vous. Car dans cet effort, existe l'implacable dualité entre la paix, vous, et les choses ou situations.

-Question:
Que faire alors?

-LMG:
Ce qui doit être vu clairement, c'est que lorsque vous expérimentez la paix sublime, il n'y a que la paix sublime. C'est "Ce qui est".
Quand les objets ressurgissent, ou qu'une situation chaotique survient, c'est aussi et toujours "Ce qui est".
"Ce qui est", est. Il n'est pas nécessaire  d'aller le rechercher dans vos souvenirs, ni de le pratiquer ou le fabriquer.
Lorsque l'inexistence du pseudo moi est démasquée, "Ce qui est", se révèle être Ce que vous recherchiez.
Cela est l'unité, la Présence, la Conscience, le Tout, appelez-le comme vous voulez....
Le calme de la méditation est Cela, en tant que le calme de la méditation.
Les objets ou l'agitation, sont Cela, en tant qu'objets ou agitation.
Quoi que vous fassiez, où que vous regardiez, c'est Cela.
En fait, il n'y a que Cela, et c'est une célébration.

mercredi 8 mars 2017

Ce qui est.



Lorsque s'effondre la croyance en un moi illusoire et séparé, se révèle ce qui est.
Autrement dit, ce qui est, s'avère être ce qui demeure à jamais, en l'absence du moi.
Cela reçoit diverses appellations dans les différentes traditions, mais le nommer a toujours tendance, même subtilement, à chosifier Cela, et, très vite, le moi se reconstruit pour l'obtenir.
Ce qui est, a bien sûr toujours été, mais ne peut être réalisé dans toute son éclatante évidence, qu'en l'absence du pseudo moi.
Ce qui est, est toujours unité, et c'est cela que nous avons toujours recherché dans toutes sortes d'expériences, matérielles, psychologiques, spirituelles....
Dans la disparition du pseudo moi, se révèle la Présence, le vide, la Conscience, le Soi, le Tout, le Un, etc, etc;  c'est, ce qui est.
Par la suite, nous allons déjeuner, travailler, ou nous promener, et nous essayons de réaliser que tout cela se déploie au sein de ce qui est.
Et dans cet effort, il y a deux, dualité, et donc toujours un sentiment de manque et d'incomplétude.
Lors d'une expérience forte, ce sentiment peut temporairement disparaître, mais il ressurgira à nouveau un peu plus tard.
Ce qui n'a pas été vu dans ces exemples, c'est que déjeuner, travailler, s'asseoir, marcher.... C'est aussi et toujours, ce qui est.
Ce qui est, n'a pas à être recherché ailleurs ou plus tard, c'est !
Ce que nous appelons Vérité, Conscience, Ce qui est..... Est à ce moment, ce qui apparaît comme déjeuner, travailler, s'asseoir, marcher.....
Autrement dit, lorsque nous sommes assis et que nous ressentons le poids de nos fesses sur le siège, ce qui est, est cela.
Inutile d'imaginer ce qui est, puisque ce qui est est.
Réalisez que la vérité, libre de la croyance en un moi personnel et séparé, est tout simplement toutes choses.
Toutes choses sont Cela, Ce qui est.
Ainsi, tous sentiments de dualité, de manque ou d'incomplétude nous quittent.
De toutes manières, lorsqu'ils apparaissent, ils sont aussi ce qui est.

A noter:
Retraite de printemps: 12, 12 et 14 mai 2017 à Apt.
Voir aussi, rencontres à La Ciotat, Paris, Nice...

mercredi 1 mars 2017

Ce que nous recherchons vraiment.

S'il vous plait, voyez qu'il n'y a personne. Juste ce qui est.
Les mots qui s'affichent sur la page ou l'écran, un bruit au loin, une sensation.
Tout cela apparaît simplement, mais pas pour quelqu'un, pas pour un moi ou une personne particulière.
C'est cela en fait que nous recherchons, à travers un nombre incalculable de choses diverses et variées.
Une foule de thérapeutes, d'enseignants, de gourous, proposent de nous guérir, de nous améliorer, de nous transformer, de nous transmuter....
Mais ces propositions s'adressent toujours à quelqu'un, et partant de là, renforcent encore davantage cette sensation d'être un moi, spécial ou banal, bancal ou équilibré, matériel ou spirituel.
Tant que se maintient cette croyance-sensation d'un moi séparé, quoi que nous fassions, quelque soit l'état que nous atteignions, se maintiendra aussi, même subtilement, un sentiment de manque et d'incomplétude.
C'est pourquoi, derrière tout cela, c'est l'absence qui est recherchée.
Lorsque s'effondre la croyance d'être quelqu'un à qui les choses arrivent, cette absence se reconnaît comme clarté.
Cette clarté, est simplement l'évidence de ce qui est.
Toute chose apparaissant en elle, est aussi ce qui est.
Ainsi, toute trace de séparation et de dualité s'évapore, de même pour le sentiment de manque et d'incomplétude.
Attention ! Un point doit être clairement réalisé:
VOIR QU'IL N'Y A PERSONNE, NE POURRA JAMAIS ETRE L'ACTION OU RESULTER DE L'EFFORT DE QUELQU'UN.

dimanche 12 février 2017

Libre de l'attente.

Question :
Comment faire pour ne plus être dans l'attente?
Réponse :
Voyez que ce "comment?" est l'action même de l'attente.
Comment l'activité de l'attente, pourrait-elle vous en libérer?
L'attente, est une stratégie du moi pour se maintenir, remettant toujours les choses à plus tard, et s'abritant souvent derrière des méthodes pour s'en débarrasser.
L'esprit qui pourra être ainsi apaisé, recherche en fait un état, et lorsqu'il en aura épuisé la saveur, il se sentira à nouveau frustré, déçu, et reprendra son insatiable quête.
Notez que "ne pas attendre", s'il s'agit d'une autre stratégie, nous précipite également dans la même impasse.
Ainsi, dire simplement :
"Attendez!" ou, "N'attendez pas!", est sans espoir, car ces deux injonctions s'adressent au moi, qui nous l'avons vu, s'en nourrit.
Alors comment faire?
Voyez comment nous retombons aussitôt dans le piège.
Considérez ces quelques suggestions:
L'attente est un concept, comme la peur, ou l'ennui.
Laissez de coté le mot et voyez la réalité de la chose.
Débarrassé du concept, la chose, c'est-à-dire le phénomène qui se présente à nous, est essentiellement une tension.
Une tension, ce n'est pas l'attente.
C'est une sensation, une crispation ici, une boule ressentie là, au creux de l'estomac.
Ces tensions surgissent.
Il n'y a personne pour qui elles apparaissent.
Elles naissent dans le vide, et peut-être y font-elles du sur place.
Néanmoins, observez soigneusement que la tension, libre de tout concept, perçue dans l'espace ou elle se déploie, ne peut s'y maintenir indéfiniment.
En l'absence d'un moi illusoire, tentant de la maintenir ou de s'en débarrasser, elle se dissout simplement et naturellement, dans l'espace bienveillant et paisible de la Présence.

dimanche 5 février 2017

Soyez la pure Présence.

Soyez la pure Présence.
Celle qui lit ces mots en cet instant.
Ne demandez pas comment.
Voyez qu'en ce moment même, ces mots sont perçus.
Pas seulement ces mots, mais également tout un paysage, fait d'objets variés, de sensations, de pensées....
Vous êtes Ce qui perçoit.
Ce qui en cet instant est présent, pour, et à tout cela.
Vous ne pouvez l'objectiver.
C'est pourquoi nous l'appelons simplement Présence.
Présence à ces mots, Présence au monde, Présence au corps, aux pensées....
Laissez aller toutes ces choses, laissez-les libres de venir, de partir.
Vous êtes naturellement cette pure Présence.
Ne cherchez pas à en faire un objet.
Laissez-vous faire plutôt.
C'est ainsi qu'elle vous révèlera sa douceur, sa paix, sa joie.....
A son rythme, pas selon les dictats de votre pensée, de vos attentes et de vos croyances.
Abandonnez-vous.
Détendez-vous.
Vous êtes enfin chez vous.

dimanche 29 janvier 2017

La contagion du Soi.

Question :
Je n'ai pas trouvé normal que certains viennent à la retraite d'hiver un peu malade, sachant que la contagion sera inévitable. J'ai aussi été dérangé par le bruit que faisaient certains, en bougeant, s'étirant.....
Ne conviendrait-il pas d'être plus strict?
Réponse :
Le seul véritable risque de contagion, auquel on vient se soumettre en participant à une retraite, est celui du Soi.
Cette contagion de la Présence, se réalise naturellement, lorsque un certain nombre de personnes se réunissent, en partageant le même amour pour la Vérité ou le Soi.
Une seule chose peut faire obstacle à cela, c'est lorsqu'on se focalise sur notre petite personne, ses problèmes, ses revendications, ses inconforts, ses jugements....
Je me rappelle d'une anecdote à propos de Ramana  Maharshi.
Un disciple indien avait acquis une radio, chose sans doute assez nouvelle à l'époque.
Il l'emmenait partout avec lui, en la faisant marcher à fond, programme style musique Bollywood à tue-tête, y compris dans la pièce réservée au satsang et à la méditation.
Tout le monde était bien sûr dérangé, mais personne n'osait rien faire, attendant que le Maharshi dise quelque chose.
Or, il restait immobile et silencieux, tel un sphinx, selon son habitude.
Au bout de trois jours, une disciple occidentale de passage craque, et dit à Ramana combien elle trouve cela inadmissible, que ça dérange tout le monde, etc, etc....
Et bien le Maharshi, pourtant habituellement si placide, se mit en colère, lui expliquant de façon tranchante, qu'ici, à l'ashram, il s'agissait de découvrir la paix indérangeable du Soi, au-delà de ce genre de petite perturbation.
Bon, il semble qu'assez vite, l'homme à la radio se lassa lui-même du bruit qu'il faisait.
Dans une retraite, nous accueillons tous ceux qui le souhaitent, pour peu qu'ils s'harmonisent un minimum avec le groupe.
Tous sont bienvenus, vieux, jeunes, malades, bons, mauvais, grippés......
C'est ainsi que se réalise la paix véritable, la joie véritable, la santé véritable, au-delà des petites vicissitudes de chacun.
Alors parfois en effet, on est en bonne forme, parfois malade.
Il est essentiel de préserver la Présence, au sein de laquelle tous les phénomènes vont et viennent.
Ultimement, là est la source du bien, de la santé et du bonheur.

mardi 3 janvier 2017

Voeux.

Jour de l'an
Arbres et brindilles
Fragile blancheur.
Bonne année et meilleurs vœux à tous et à toutes
dans la joie de la Présence.
A très bientôt.

samedi 24 décembre 2016

Fin d'année dans la Présence.

Nous sommes le samedi 24 décembre.
Certains se préparent à passer Noël puis le nouvel an en famille ou avec des ami(e)s.
D'autres seront seuls.
Dans les traditions, il est souvent dit que notre véritable famille, est celle constituée de ceux qui partagent avec nous le même amour pour la vérité, pour la Voie.
La retraite d'hiver débute dans quelques jours, et nous serons heureux à cette occasion, de rencontrer les membres de cette belle famille de la non-dualité, qui se réuniront avec bonheur dans la joie de la Présence.
Quelques informations:
La retraite d'hiver débutera le mercredi 28 décembre à 16 heures.
Prévoir d'arriver un peu en avance.
La première rencontre de l'année 2017 aura lieu à Paris, les 14 et 15 janvier.
Contact, inscription, écrire: michele.muller8@gmail.com
Ensuite: 10,11 et 12 mars à la Ciotat.
Programme à suivre début janvier.
Une idée de cadeau:
Le moine Gojo a participé à un livre électronique avec 16 autres enseignants de la non-dualité.
Vous pouvez télécharger gratuitement le livre sur le site:
espace-etre.org
Pour finir l'année sur une note amusante:
Deux nouvelles vidéos sur YOUTUBE avec des histoires drôles:
Tapez : le moine Gojo, puis cliquez sur chaine puis playlist, rubrique la personne.
Bonnes fêtes à tous et à bientôt.