mardi 28 avril 2026

Le retenir c'est le perdre.

 

A nouveau au matin, nous nous assîmes, tranquilles, devant cette merveilleuse pelouse, d'un vert tendre, si parfaite.

Les rayons du soleil jouaient sur l'herbe fraiche et sur les jeunes feuilles des grands arbres alentour.

Mais l'unique tulipe jaune que nous avions contemplé, si gracieuse, aux pétales si délicats, incarnation de la beauté, avait cette fois disparu.

Fanée ou coupée, nous ne la reverrions plus.

Dans la nature, en ce jour radieux de printemps, la beauté était partout, mais fragile, car l'impermanence guettait. Pourtant, cette fragilité, participait de la beauté éphémère qui s'offrait à nous.

Il en est ainsi de toutes les choses essentielles, comme la paix, la joie, l'amour, la beauté.

Elles sont à consommer sur place, dans la fraicheur de l'instant.

Vouloir les saisir, les emporter avec soi, les mettre sous cloche, ou tenter de leur donner une continuité, est le plus sûr moyen de les perdre.


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