vendredi 19 octobre 2012

La révélation de la Conscience.

Très souvent, et pendant longtemps, nous avons vécu identifiés à une personne, c'est-à-dire à un moi séparé. Tout, dans notre entourage, parmi nos amis, la société, semblait accréditer et renforcer cela.
Un jour, nous remettons cette croyance en cause.
Au fond, qui suis-je vraiment? Autrement dit, quel est dans ma vie le véritable sujet?
Est ce la personne?
Quelle est-elle?
En investiguant, nous constatons qu'elle se compose du corps, et des pensées.
Ce corps-pensées, identifié comme "moi", peut-il être le sujet, autrement dit, ce qui perçoit?
Le corps-mental est en fait perçu sous forme de sensations et de pensées.
Il est ainsi un objet (de perception), et ne peut être véritablement le sujet percevant.
Lorsque ceci est vu, dans une totale clarté, nous comprenons que la personne avait en fait usurpé le rôle de sujet véritable, qu'elle fait tout simplement parti du perçu.
Le trône du "je" se trouve donc être vacant lorsque la personne, devant l'évidence de la compréhension, se trouve contrainte de le quitter.
Il est vacant, et c'est très bien ainsi. Il ne faudrait surtout pas y réinstaller quoique ce soit d'autre.

Cet espace vide de tout sujet, nous apparaît souvent au début comme une absence.
Il est pourtant Ce qui bientôt se révèlera comme étant la Présence, véritable sujet de toutes choses, pure Conscience.

Jean Klein expliquait cela par un exemple utilisant les analogies suivantes:
Supposons un mur blanc, figurant le Soi, auquel est accroché un tableau, représentant la personne , ou le "je" séparé.
Nous sommes totalement identifiés aux apparences de la personne, le tableau, et ignorons complètement le Soi-Conscience, le mur.
Le tableau est enlevé.
Assez bizarrement, il est vrai, nous ne voyons toujours pas le mur, mais plutôt l'absence du tableau, et cela nous déconcerte.
Doucement cependant, nous nous habituons à cette absence, et alors enfin se révèle véritablement le mur, arrière plan de toutes choses.

dimanche 14 octobre 2012

S'éloigner du monde .

Question :
Partant du postulat que le monde définit l'ensemble des perceptions apportées par l'environnement, je constate que, malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à m'éloigner du monde, ce qui me frustre.
Que faire pour s'éloigner du monde ?

Réponse :
Mais qui est donc ce "je"voulant s'éloigner du monde ?
Si vous l'examinez de très près, vous constaterez que le "je", la personne, est un amalgame de pensées et de sensations, elles-mêmes totalement interdépendantes de la somme des perceptions formant ce que vous appelez le monde.
Aussi ce "je" n'est-il pas différent du monde qu'il veut fuir.
Comment le monde pourrait-il souhaiter s'éloigner de lui même ?
L'activité de ce "je" étant celle du monde lui-même, tout effort de sa part (pour ou contre), ne fera que le renforcer.
Voyez que ce qui est cause de frustration n'est en fait pas le monde (les perceptions), mais le "je", autrement dit, l'attachement à une pseudo identité qui n'est en fait que le corps-mental, par essence jamais satisfait, et qui invente cette idée saugrenue de s'éloigner de lui-même, se renforçant paradoxalement ainsi.

Comprenant cela, laissez naturellement choir tout effort pour vous éloigner, vous rapprocher, ou manipuler quoique ce soit.
Laissez même tomber ce "je", éternellement frustré, qui s'efforçait si vaillamment.
Il n'est que pensées et sensations.
Laissez naturellement tout cela être accueilli en vous. Le monde-perceptions et le "je", sensations-pensées.
Cela se fait sans effort, dans la clarté de votre compréhension.
Même les tensions, les angoisses, peuvent être ainsi accueillies, même le monde, qui semble pourtant parfois si terrible.
Cet accueil est facile, car il n'est pas l'activité de la personne.
Il est la Conscience même, au sein de laquelle toutes choses apparaissent, se déploient, et se libèrent.
Cet accueil inconditionnel, libre de toute intention, de tout effort, n'est-il pas l'amour même?

Lorsque l'amour fleurit ainsi en nous, à quoi bon s'éloigner de quoi que ce soit?
Y a t-il encore un quelconque problème?
Laissez le parfum de cet amour envelopper toutes choses . L'harmonie, la joie, la paix et le juste en découleront.

lundi 1 octobre 2012

Méditation.

Lors d'un moment de tranquillité, assis, paisible - vous pouvez fermer les yeux au début si cela vous semble préférable - observez, ressentez toutes choses.
Si vous êtes dans la nature, écoutez le bruissement des feuillages, le chant d'un oiseau, respirez le parfum de la terre, sentez la caresse du vent.....
Voyez comme tout cela apparaît en vous.
Ressentez aussi les sensations du corps, même discrètes, voyez les pensées.
Le corps, les pensées, également apparaissent en vous, pure Conscience.
Vous pouvez aussi poser la question : à qui tout cela apparait-il ?
Et vous verrez, comment implicitement, cette question aussi, pointe vers la Conscience.
Toutefois, s'il vous semble que tout cela apparaît plutôt à un moi quelconque et séparé, cherchez le, essayez de le découvrir.
Vous verrez que vous ne trouverez que pensées (le mental), et sensations (le corps), qui nous l'avons vu, apparaissent, se déploient, puis disparaissent en vous, Conscience.
Si le moi n'est que sensations et pensées, c'est-à-dire une collection d'objets apparaissant à la Conscience, il ne peut donc être ce qui contrôle ou maîtrise les choses dont il fait partie.

Lorsque vous réalisez que ce juge, ce contrôleur omniprésent, n'était qu'un usurpateur, un grand soulagement se fait.
En l'absence de "moi", de contrôleur, de juge, une grande facilité, une grande détente apparaissent.
Tout s'élève, se déploie, et se libère au sein de la Conscience, et vous êtes Cela.

mardi 18 septembre 2012

Méditation et non-dualité, découverte de la Présence : rencontre a Paris : 29 et 30 Septembre 2012 .

Méditation et non-dualité
Découverte de la Présence
Célébration de la Conscience.

Rencontre a Paris :
Samedi 29 et Dimanche 30 Septembre 2012 .

La rencontre commence le samedi 29 a 19h.
Dimanche : de 8h a 18h.
Déjeuner sur place le dimanche.

Le lieu: a Paris 75013 .

Au programme :
méditation, dialogues, approche corporelle.

Renseignements inscriptions :
Ecrire :  michele.muller8@free.fr


Rencontre a suivre :
Aix en Provence : 20 et 21 Octobre 2012 .

mercredi 12 septembre 2012

La méditation est beauté .

Il y eut des matins de printemps, bruissants du chant des oiseaux, bercés de la brise parfumée.
Il y a les premiers matins d'automne qui s'éveillent dans une douce lumière.
Tout semble immuable, parfaitement silencieux. Le temps paraît comme suspendu.
Le soleil émerge, touchant de ses premiers rayons les vieux arbres , déjà jaunissants, et c'est la splendeur.
La méditation est l'art de vivre dans la beauté.
Pas spécialement celle des oeuvres d'art ou du luxe que permet l'opulence, mais plus simplement celle qui découle de la simplicité naturelle d'un esprit totalement ouvert et silencieux.
Dans un tel esprit se reflètent la beauté des feuilles d'automnes, le parfum de la terre, un chant d'oiseau au loin, le ciel immense, et puis le corps qui se réveille, quelques pensées, comme des nuages.
Tant de gens se couchent le soir, l'esprit embrumé de problèmes, et se réveillent le matin, soucieux et tendus.
Dans cette immensité de la méditation matinale, libre de toute intention, se dévoilait soudain la Présence, qui silencieusement, enveloppait toutes choses de sa beauté.

vendredi 7 septembre 2012

Enregistements de la retraite d'été 2012 et autres...

Il semble très difficile de faire comprendre aux inconditionnels du net l'importance de la "vraie" rencontre.
Celle où nous nous découvrons comme Conscience. Où il est réalisé que "ma" Conscience et celle de "l'autre" sont en fait la même.
Lorsque le sentiment de séparation nous quitte, le parfum du Soi, de la Présence, nous enveloppe amoureusement.
Le but des textes, vidéos, enregistrements, est essentiellement de nous en donner un léger aperçu, et de nous motiver pour cette rencontre.
Se contenter de glaner quelques bribes d'enseignements par-ci par-là, n'est en fait qu'une promesse d'échec.
Cela dit, une fois cela compris, il est merveilleux de pouvoir découvrir toute cette information sur la toile.

La retraite d'été s'est terminée dans la bonne humeur.
Une partie des enregistrements de cette retraite plus quelques autres, peuvent être consultés et téléchargés (si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire), sur le site :

leveil.org

Merci à toute l'équipe de " leveil.org" pour leur travail au service de tous.

lundi 3 septembre 2012

Se libérer du passé .


Question :
Ce n'est pas si simple de laisser le passé, car il demande à être reconnu, comme s'il était une personne blessée...
Dans ce cas précis, les mémoires ne veulent pas partir.
Alors, peut-on dire: "cela dépend des cas"?

Réponse :
Ce n'est pas vraiment le passé qui ne veut pas partir, c'est la personne.
En effet, la personne est l'entité personnelle et séparée que nous avons construit.
En elle, nous croyons trouver un port d'attache rassurant et connu, alors qu'en fait, elle est le creuset de la souffrance et de la peur; tellement menacée, incertaine, et bien sûr, mortelle.
Cette personne, faite de conditionnements et d'attachements, basée sur le passé, se nourrit largement de la mémoire.
Bien sûr, se pressentant mortelle, elle fait tout pour ne pas risquer de disparaître, et très habilement, tente de se maintenir à travers toutes ses activités.
Et voici maintenant un point subtil et essentiel:
La personne se maintient ainsi à travers toutes ses activités, y compris celles censées nous en libérer.
Toutes tentatives pour contrôler, maîtriser, guérir ou nous débarrasser de la personne, sont en fait , subtilement, ce qui la maintient.

La personne se nourrit du passé, de ses conditionnements, de ses attachements, de ses peurs, de ses désirs.
Elle est le passé que nous portons et maintenons constamment en ressassant perpétuellement les même complexes mécanismes.
Personne ne peut laisser passer le passé.
Mais lorsque nous comprenons les mécanismes qui le maintiennent, que nous nous voyons les entretenir, alors, toutes tentatives pour le poursuivre ou agir  sur lui, peuvent naturellement nous quitter.
A ce moment là, il peut enfin être accueilli.
Il est alors écouté, à travers la pensée et aussi le corps, sensoriellement.
Lorsque, ainsi, le passé est totalement accueilli ( sans personne pour l'accueillir), en l'absence de toute activité du moi, alors, il consume sur place sa propre énergie et se libère.

mardi 28 août 2012

Mémoire et souffrance .

Question :
Je me demande si ce n'est pas la mémoire qui maintient la souffrance ?
Réponse :
Voici une question très pertinente.
Voyez qu'en fait, vous êtes le passé, autrement dit, vous n'êtes que mémoires, et donc croyances.
Tant que nous sommes attachés et identifiés à la notion d'être une personne, c'est-à-dire un "je" séparé, il en sera ainsi.
Ce "je" se nourrit de ses attachements  psychologiques, affectifs, religieux, culturels et autres.
Comme il s'en nourrit, il ne peut rien laisser passer, et recrée constamment les mêmes systèmes sous des formes parfois un peu différentes.
Voyez que le passé n'est qu'une pensée qui maintient le "je", la personne.
Voyez qu'entretenir ce passé vous conduit à vous ressentir toujours séparé.
Le point important, est de réaliser que la mémoire n'est qu'une pensée au présent, qui apparaît en vous pour se libérer.
Accueillez la totalement, à travers  les pensées, mais aussi à travers le corps, sensoriellement, souvent sous forme de tensions.
Dans cet accueil inconditionnel, sans choix, sans intention, la mémoire peut alors se libérer et la souffrance vous quitter.
Apprenez alors à rester ainsi, l'esprit neuf, libre du passé.
Ne retournez pas aux anciens schémas.
Tout ceci est à expérimenter d'instant en instant, dans la vie quotidienne.

dimanche 19 août 2012

Méditation et non-dualité . Retraite d'été en Provence, du 22 au 26 aout 2012.

Méditation et non-dualité
Découverte de la Présence
Célébration de la Conscience.


Retraite d'été en Provence dans le Luberon
Du mercredi 22 au dimanche 26 aout 2012.

La retraite d'été est l'opportunité , dans un cadre privilégié, pour tous ceux qui le souhaite, de découvrir, réaliser; approfondir la Présence au coeur de notre vie.


Au programme:
méditation, dialogues, approche corporelle et......

Pour tout renseignements concernant cette retraite et celles a venir
écrire:  lemoinegojo@gmail.com

A bientot.

vendredi 10 août 2012

Une bonne et une mauvaise nouvelle .

Question :
Je me sens dans une impasse; je réalise que je ne peux rien atteindre, rien saisir à propos de l'éveil. Mes pensées reviennent sans cesse, comme si je refusais de les laisser passer. Je me sens seule et en colère. Pouvez-vous m'aider?

Réponse:
Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
Commençons par la mauvaise :
En tant que personne, vous ne pouvez rien faire. Vous n'avez aucune liberté .
Nous sommes totalement le jouet des conditionnements. Nous pouvons chercher, et chercher encore, nous ne trouverons jamais.
Comme vous le dites, nous ne pouvons rien atteindre, rien saisir, rien contrôler.
Nous ne pouvons même pas laisser passer les pensées, car les pensées sont la personne elle-même.

Maintenant , la bonne nouvelle :
Nous ne sommes pas une personne!
La personne existe, bien sûr, elle est un amalgame de pensées (le mental), et de sensations (le corps). Tout cela est perçu en nous, au sein même de la Conscience qui le perçoit.
La personne se nourrit de toutes ces pensées et de ces tensions, jamais elle ne les laissera réellement passer. Le "je" est totalement impuissant.

La première chose consiste donc à voir ce que nous ne sommes pas, à savoir un objet, le corps, les pensées, une chose.
La deuxième est de reconnaître ce que nous sommes, à savoir la Conscience immuable qui accueille toutes choses.
En fait, c'est la Conscience qui se reconnaît elle-même.

Enfin, une fois reconnu ce que nous ne sommes pas, et établi dans ce que nous sommes, que ce soit les pensées, les tensions, ou autre, nous pouvons les aimer; et c'est le plus sûr moyen pour qu'elles se libèrent en retournant à leur source.

Comprendre tout cela intellectuellement est précieux, mais rien ne remplace la véritable rencontre avec un maitre, un instructeur, ou un ami spirituel.