mercredi 15 août 2018

Retraite d'été du 22 au 26 aout 2018.

 
 
LA VOIE DE LA NON-DUALITE
 
 
Retraite d'été en Provence dans le Luberon
 
du 22 au 26 aout 2018.
 
Avec le moine Gojo.
 
Pour tous les amoureux de la Voie, la retraite d'été est l'occasion privilégiée de se réunir dans une atmosphère paisible et joyeuse.
Nous serons heureux de vous y rencontrer.
 
La retraite débutera le mercredi 22 aout à 16h30 et se terminera le dimanche 26 vers 17h30.
 
Le lieu :
En pleine nature en Provence dans le Luberon, au dessus de la petite ville d'Apt.
 
Programme :
Méditation, approche corporelle, dialogues....
 
La retraite inclut :
Le stage, les repas.
Pas  d'hébergement sur place, mais de nombreuses possibilités existent tout autour. Nous pouvons vous en indiquer quelques unes.
 
Renseignements, inscriptions, écrire :
 
Prochaines rencontres:
13 et 14 octobre à Paris.
Retraite d'automne: 19, 20 et 21 octobre sur Apt.
 
 

mardi 7 août 2018

Malgrè les difficultés, découvrir la joie.

 
 
Question :
Ici, dans mon expérience, la Conscience a décidé de s'identifier au petit moi.
Alors qu'y faire?
Quand aux galères; santé, poisse, ennui, anxiété, mélancolie..... Je suis gâté.
Sans doute est ce la célébration?
La réalisation, c'est encore pire que le loto, il y a encore moins de gagnants.
Certes une retraite permet de passer du bon temps avec des gens proches.
Mais ensuite, le retour, c'est l'horreur.
Alors non merci.
 
Réponse :
L'essentiel de la réponse à tout cela, est simple et direct, mais non pointé par tous les enseignants spirituels.
Il n'y a pas de moi !
Désolé si cela peut en mettre certains en boule, mais il en est bien ainsi.
"Moi, Je", est juste une croyance, une fausse impression, l'identification à une ombre, en l'occurrence des pensées, des sensations, des tensions.
Une fois cela vu clairement, qui va s'identifier à quoi ?
C'est une formidable libération d'énergie, que la détente de cette crispation sur un concept finalement inexistant.
Il faut bien voir que beaucoup des galères dont tu parles, ennui, anxiété, mélancolie.... Sont totalement liées à cela.
 
La célébration n'a rien à voir avec la souffrance, elle est célébration de notre nature véritable, qui se déploie d'autant plus clairement que ce que nous ne sommes pas est vu et compris.
 
Si au jeu de la réalisation il y a peu de gagnants, c'est seulement que ce jeu n'intéresse pas grand monde.
 
Tu connais l'exemple du verre que certains voient à moitié vide et d'autres à moitié plein.
Passer du temps, sans attente, avec des ami(e)s partageant le même idéal, est une joie.
Bien sûr, par la suite, nous replongeons dans le monde, mais peu à peu, subtilement, ces bons moments peuvent s'étaler, s'élargir, jusqu'à recouvrir et inclure toutes choses, et doucement, toute notre perspective s'en trouve changée.....
Je te le souhaite.
 

mardi 31 juillet 2018

La Conscience parle à la Conscience.

 
 
Question :
Je n'ai plus envie de participer à des stages, des retraites, des satsangs.
Je vis cela comme une galère et je ne ressens plus de motivation.
Ma carrière de chercheur spirituel touche à sa fin, et curieusement, je sens comme un soulagement...
 
Réponse :
Bonjour.
Tu es un farceur.
L'essentiel de toute cette histoire est de reconnaitre que nous sommes la Conscience ou le Soi, et que toute chose l'est aussi.
La Conscience n'est pas personnelle.
Alors ce matin, la Conscience ouvre sa boite mail et lit un message de la Conscience qui lui dit:
"La Conscience n'a plus la motivation pour rechercher la Conscience".
C'est à la fois drôle et parfait n'est ce pas?
Le problème est juste lorsqu'on fait de cette histoire une affaire personnelle.
"Je dois y arriver."
"Je dois faire des efforts."
"Je dois galérer."
Alors un jour, le "moi", le "je", en a marre, il lâche prise et dit :
"Stop, j'arrête, j'y vais plus, je veux des vacances..."
Et là, tout à coup, il se sent soulagé.
En fait, depuis le début de tout cela, il s'agissait juste du jeu de la Conscience qui souhaite s'amuser, s'ébattre, se célébrer....
Venir à un stage, à une retraite, c'est simplement prendre du bon temps avec des ami(e)s, dans la clarté de la Conscience.

mercredi 18 juillet 2018

Tous cela n'est il pas n'importe quoi ?

 
 
Question :
Cher moine Gojo, vous êtes très sympathique ainsi que l'ambiance dans vos stages et vos retraites, mais je me demande si finalement, toute cette histoire d'absence de moi, de Conscience, n'est pas tout simplement n'importe quoi ?
 
Réponse :
Merci de votre franchise.
Notez que l'ambiance sympathique et conviviale d'amitié et de partage, est un élément fondamental.
C'est le terreau dans lequel notre amour pour la vérité et notre recherche peuvent s'épanouir avec bonheur.
Pour le reste, vous n'avez pas tord.
Au regard de la personne que nous croyons être, du point de vue de l'égo, ou d'un moi personnel et séparé, et même du point de vue classique et traditionnel de la société et de notre entourage, tout cela est effectivement n'importe quoi.
Nos conditionnements, notre entourage, la société, tout, nous semble-t-il, nous pousse à croire en la réalité de ce fameux "moi", et prétend que le bonheur que nous recherchons, dépend plus ou moins, de l'atteinte des objectifs qu'il nous propose.
 
Alors je vous propose trois choses:
1 : Voyez si vous êtes réellement pleinement heureux?
Autrement dit, si l'atteinte de tous les objectifs que le moi vous propose vous apporte le bonheur recherché ?
2 : A propos du moi que vous évoquez :
voyez s'il existe réellement, autrement dit, si vous pouvez trouver quelque part, une entité séparée et définie que vous baptiseriez "moi"?
3: Concernant la Conscience:
voyez s'il est vrai, ou pas, que ici et maintenant, dans votre expérience, quelle qu'elle soit, il est vrai qu'il y a Conscience ou non?
 
Considérez très sérieusement ces trois points, et reparlons en.

mardi 10 juillet 2018

Méditation un matin d'été.

 
 
Tôt le matin, il est agréable de s'assoir tranquillement sur la terrasse.
L'air est encore frais, une très légère brise, délicatement parfumée, fait se balancer les feuilles des grands arbres qui nous offrent une ombre bienfaitrice.
Le corps est naturellement immobile.
On contemple le jeu des ombres et de la lumière et cette extraordinaire clarté, quand le soleil vient de se lever.
Le ciel est d'un bleu radieux, les collines baignées de lumière, vert tendre, avec des tâches plus sombres.
On entend quelques oiseaux et le roucoulement très doux de la tourterelle.
L'esprit est calme, sans effort ni tension.
De temps à autre passe un papillon, musardant de ci de là, ou un bourdon, pressé d'aller dieu sait où.
Dans cette contemplation matinale, seule règne la beauté; sans personne, sans centre, sans individualité pour s'en saisir, comparer, juger....
Un espace apparait, qui recouvre et inclut toutes choses.
En lui, ce matin enchanteur parait intemporel, et son parfum est celui qui seul, peut remplir notre cœur, combler tous nos manques.
On entendit une voiture au loin, mais cela ne rompit pas le silence.

mardi 19 juin 2018

La Conscience, le corps et le football .

 
 
On entend souvent marteler, parfois même avec une pointe d'arrogance, des pseudos vérités du genre:
"La Conscience a choisi de s'incarner dans ce corps."
"Le corps est le temple de la Conscience."
Et ceux qui débitent ce genre de propos en sont souvent assez fiers.
Et bien non !
Prenons l'exemple d'un terrain de football, avec des joueurs qui courent sur la pelouse.
Dire : " la Conscience s'incarne dans un corps."
C'est comme prétendre: " le terrain de football s'incarne dans les joueurs."
Débile non?
C'est en fait juste l'inverse.
Ce n'est pas le terrain de foot qui s'incarne dans les joueurs.
Ce sont les joueurs qui apparaissent sur ou dans le terrain de football.
Autrement dit, dans notre exemple:
Ce n'est pas la Conscience qui s'incarne dans le corps, c'est le corps qui apparait dans la Conscience.
Comprenne qui pourra.
Vive le foot !

lundi 4 juin 2018

Le bonheur mais pour qui ?

 
 
Dernièrement, nous discutions avec un ami, tout à la fois coach, maitre de yoga et de zen.
Il nous disait:
"Finalement, les gens s'en fichent du yoga, du zen, ou de la méditation.
Ce qu'ils veulent vraiment, c'est le bonheur."
Et c'est bien en effet ce à quoi tout le monde aspire.
Pourtant nous disait il :
"Mes élèves semblent avoir à peu près ce que tout le monde recherche; argent, amour, pouvoir, une vie facile....."
Alors, quel est le problème ?
Chacun d'entre nous déclare en quelque sorte:
"Je veux le bonheur, pour "moi" ! "
Et à partir de ce "moi", s'évertue à toutes sortes d'actions, de pratiques, dans ce but.
 
Et si le problème était dans le "moi" lui même ?
Si ce "moi" apparent n'était finalement qu'une fiction, à laquelle nous avons plus ou moins inconsciemment, décidé de croire, sous la pression de conditionnements puissants?
Alors, la base même de notre quête étant erronée, tout ce qui en découlerait le serait aussi.
Peut être est ce là la raison essentielle dans notre échec à trouver le bonheur ?
 
Autrement dit:
Voyez s'il est vrai que quelque part, en nous, se loge et se cache une entité séparée et bien définie, appelée "moi" ?
Dans l'affirmative, continuez comme avant.
Mais  s'il se trouve que ce fameux "moi" demeure introuvable, qu'il n'y a rien d'autre que le jeu sans fin des pensées et des sensations, alors, cette croyance "moi", pourra choir et se dissoudre, comme un sucre dans l'eau.
S'il n'est pas de "moi" limité et séparé, alors, soyez le tout, soyez la Conscience, consciente d'elle même, et voyez les changements que cela entrainera dans cette vie.

samedi 26 mai 2018

Les expérience peuvent elles pointer vers la Présence ?

 
 
Question :
Les expériences peuvent elles pointer vers la Présence ?
 
Réponse :
Bien sûr, tous les objets, même un simple caillou au bord du chemin, toutes les expériences, comme avoir une vision céleste et sublime, ou faire caca, apparaissent dans la Présence que nous sommes, et pointent vers elle.
Malheureusement, nous "préférons" rester identifiés à la petite personne que nous croyons être.
C'est cela même, qui par erreur, nous laisse croire que nous sommes quelqu'un expérimentant quelque chose.
Chaque chose, y compris nous même, chaque instant, se déploient au cœur de la Présence-Consciente que nous sommes et peuvent à tout instant nous la révéler.
Là est le cadeau.
Hélas, nous préférons nous intéresser au papier d'emballage, circonstances, expériences, sensations spéciales, plutôt qu'au cadeau lui même.
L'enseignement véritable, est celui qui nous dévoile le cadeau, et nous apprend à délaisser l'emballage.
 
Question :
Comment les pensées peuvent elles être une aide dans la reconnaissance de la Présence-Consciente?
 
Réponse :
Une pensée est quelque chose de perçu.
En cela, elle est un objet comme un autre.
Lorsque la pensée est vue, sans identification, sans focalisation, juste comme un objet perçu, elle nous renvoie naturellement à "ce qui perçoit", autrement dit l'espace au sein duquel elle apparait, se déploie, puis disparait.
Cela, "ce qui perçoit", est la Présence-Consciente.
Son parfum se révèle à nous comme paix, sérénité, joie sans cause, absence de peur....

mardi 15 mai 2018

La Voie de la connaissance et la Voie de l'amour.



Question :
Je trouve que dans la Voie de la non-dualité, on ne parle pas assez de l'amour.
Ne trouvez-vous pas?

Réponse :
Dans la Voie de la non-dualité, on ne parle que de l'amour en fait.
Mais il ne s'agit pas d'un amour purement émotionnel, ayant pour fonction de combler nos manques et nos blessures.
La Voie de la non-dualité, est la Voie directe. Elle peut être parfois douce, parfois abrupte.
Elle "s'attaque" en fait directement au bastion de l'ignorance, qui est essentiellement notre croyance d'être un moi personnel et séparé.
Cette croyance, cette illusion, est précisément ce qui bloque, ce qui empêche l'amour véritable.
Elle fait de nous des mendiants, toujours prêts à se précipiter là où il nous semble découvrir quelques signes d'amour, parfois même bien illusoires.
Lorsque cette croyance en une entité personnelle, commence à se dissoudre dans la chaleur d'un accueil bienveillant, et la clarté de l'investigation, un espace se crée.
Cet espace est accueil inconditionnel, pour tout ce qui apparaît en lui.
Il n'est pas personnel, ne connaît aucun sentiment de séparation.
C'est dans la claire compréhension de l'illusion, et la réalisation de notre nature profonde, appelez- la ainsi, ou encore le Soi, ou la Présence, ou Conscience, ou la Vie, que l'amour  peut se révéler et s'actualiser, dans notre vie.
Avant cela, ce n'est bien souvent qu'un mirage, ou un rêve.
Cette recherche, cette découverte essentielle, peut parfois sembler douce et facile, d'autres fois, plus austère et abrupte, mais ce n'est là que le reflet de nos peurs.
Son cadre formel, est, lui, plutôt ouvert, accueillant, et chaleureux.

Ainsi, l'approche non-duelle, la Voie de la connaissance, permet que se découvre et s'épanouisse l'amour véritable.
De même, l'approche dévotionnelle, la Voie de l'amour, nous conduit doucement vers la compréhension véritable.
Finalement, ces deux Voies, sont comme les deux ailes d'un même oiseau.

mercredi 9 mai 2018

Douceur de la Présence, douceur du printemps.



Assis sur la terrasse, cela commença par la brise printanière, si douce, si légère, nous caressant le visage.
Un bien-être apparut, le corps se relâchait, s'ouvrait.
Le cœur aussi, mais comment l'expliquer, se détendait, se dilatait.
On ouvrit les yeux, et il y avait la douceur du vert tendre des nouvelles feuilles, les fleurs qui se gorgeaient de soleil, et partout cette douce lumière du printemps.
Abandonné à cette douceur, surgissait la Présence.
Elle se déployait, enveloppant toutes choses.
En elle, nous étions détendu, paisible et confiant.
En elle, étaient la brise, la lumière, les arbres et les fleurs.
En elle, étaient le chant des oiseaux, les collines et les nuages au loin.
Il n'y avait rien à faire pour s'abandonner à cette Présence.
Juste la laisser être, juste ressentir sa douceur, son parfum,
celui du printemps.