lundi 26 juin 2017

Chaque moment est le bon moment.

 
 
La Présence est l'espace essentiel au sein duquel la manifestation se déploie.
La manifestation est elle même l'activité de la Présence.
Aussi, n'avez vous rien à faire pour la produire, la pratiquer.
Soyez simplement ouvert à cette possibilité.
Ressentez le poids de votre bassin sur le siège ou vous êtes assis.
Découvrez le va et vient des sensations corporelles, le ballet des pensées...
Chaque chose apparait en vous. Pas à un "moi" personnel et limité, introuvable car inexistant, mais dans l'espace même de la Présence-Consciente que vous êtes.
Espace n'est qu'un mot, il ne s'agit pas de quelque chose.
Lorsque Cela se découvre, les mots justes pour en décrire le parfum vous viendront, et ils n'auront guère d'importance.
Parfois, pour pointer vers la Présence-Consciente, nous disons l'espace, parfois le parfum, parfois la clarté, ou l'ineffable douceur de Cela.....
Découvrez, voyez, sentez, que vous êtes Cela, cette douceur, ce parfum, cette Présence.
Puis vous verrez que ce qui apparait, aussi, est Cela.
Tombez amoureux de Cela.
Abandonnez vous à Cela.
Disparaissez en Cela.
Inutile d'aller le rechercher ailleurs.
C'est là, dans l'espace d'un souffle, d'une pensée, d'une sensation, d'une perception....
Et pour le découvrir, chaque moment est le bon moment.
 

mardi 13 juin 2017

Méditation.

 
 
Assis sur le lit, dans la petite chambre; à la fenêtre, les feuilles des grands arbres frissonnent doucement, bercées par la brise printanière.
Le parfum sucré des genets entre dans la pièce.
On entend le chant des oiseaux.
Apprenez à rester vacant, libre de toute intention, de toute envie, de toute activité, de toute stratégie.
Ne cherchez pas à être ou à devenir quelque chose.
Laissez vos sens s'épanouir naturellement, vos pensées libres de vagabonder, sans les suivre particulièrement.
Ne vous efforcez à rien.
Si quelques tensions ou impressions désagréables apparaissent, ne les refusez pas, ne les courtisez pas non plus.
Laissez vous comme vous dissoudre dans le paysage.
Oubliez les mots, les concepts, les buts.
S'ils se présentent, n'y prêtez tout simplement pas attention.
Dans cette ouverture sans intention, car l'intention est fermeture, une douce paix, une joie sans cause, peuvent survenir, comme les parfums de l'intemporel.
Ne les recherchez pas, ne les cultivez pas.
Vous retomberiez aussitôt dans les filets du désir, de la peur, du temps.
Laissez simplement le parfum de ce moment vous imprégner, comme celui des genets, entrant par la fenêtre ouverte.

mercredi 7 juin 2017

Ni sujet, ni objet.



Une certaine explication spirituelle, nous dit que nous sommes Conscience, et que cette Conscience est ce qui perçoit toutes choses.
Selon cette perspective, les objets se déploient au sein de la Conscience qui les accueille.
Le problème est que selon cette compréhension, la dualité, et donc la séparation, autrement dit la souffrance, demeurent inéluctables.
Il y a bien Conscience, et il y a toujours les objets.
Certes, on peu bien affirmer que l'essence fondamentale des objets est  la Conscience, mais est ce vraiment notre expérience?

Regardant distraitement le paysage par la fenêtre ouverte, les grands arbres majestueux et les collines au loin, surgit une lumineuse évidence.
Les arbres et les collines, ne sont pas des objets perçus par une Conscience séparée les percevant.
Arbres et collines, sont "la" Conscience, en tant qu'arbres et collines.
Le chat sur le tapis est "la" Conscience en temps que chat et en tant que tapis.
Il n'est nul part de Conscience percevante ou d'objets perçus, séparés.
Il n'y a que "Ce qui est".
Là disparait toute trace de séparation, de dualité et de souffrance.