mardi 10 juillet 2018

Méditation un matin d'été.

 
 
Tôt le matin, il est agréable de s'assoir tranquillement sur la terrasse.
L'air est encore frais, une très légère brise, délicatement parfumée, fait se balancer les feuilles des grands arbres qui nous offrent une ombre bienfaitrice.
Le corps est naturellement immobile.
On contemple le jeu des ombres et de la lumière et cette extraordinaire clarté, quand le soleil vient de se lever.
Le ciel est d'un bleu radieux, les collines baignées de lumière, vert tendre, avec des tâches plus sombres.
On entend quelques oiseaux et le roucoulement très doux de la tourterelle.
L'esprit est calme, sans effort ni tension.
De temps à autre passe un papillon, musardant de ci de là, ou un bourdon, pressé d'aller dieu sait où.
Dans cette contemplation matinale, seule règne la beauté; sans personne, sans centre, sans individualité pour s'en saisir, comparer, juger....
Un espace apparait, qui recouvre et inclut toutes choses.
En lui, ce matin enchanteur parait intemporel, et son parfum est celui qui seul, peut remplir notre cœur, combler tous nos manques.
On entendit une voiture au loin, mais cela ne rompit pas le silence.