mercredi 12 décembre 2018

Se libérer du temps.


Question :
Je m'aperçois qu'avec le temps et les années qui passent, vient souvent comme une sourde tristesse qui jette son voile sur la vie. 
Que faire?

Réponse :
L'illusion d'être une personne séparée, nous plonge au cœur de l'espace-temps.
L'espace est une chose tout-à-fait nécessaire à notre développement et à notre bien-être, mais le temps, devient vite un problème majeur.
Durant la jeunesse, le stress du temps se dilue dans les espoirs, les aspirations, les utopies, mais plus nous avançons en âge, plus les mâchoires du temps semblent se refermer sur nous.
Il est difficile d'avancer un nombre d'années précis, mais vers la cinquantaine, une certaine forme de désenchantement semble prendre le pas sur la joie et la fraicheur.
En général, cela ne fera que s'accroître.
Qui a côtoyé nos seniors, par exemple dans les maisons de retraite, a pu constater la tristesse, les regrets, et souvent l'immense chagrin qui y règnent, la plupart du temps dissimulés sous le voile de la pudeur.
Bien sûr, c'est une grande chance si nous avons une activité qui nous passionne, et dans laquelle nous nous épanouissons, si nous connaissons de bons amis, ou sommes entourés d'une famille aimante.
Bien sûr, c'est un avantage si nous savons cultiver un certain art de vivre, en essayant, par exemple, d'illuminer le quotidien même avec les plus petites choses.
Pourtant le temps est là, qui nous guette, avec ses menaces liées à la vieillesse, à la décrépitude, à la maladie, à la solitude et à la mort.
Alors que faire?
Comment conserver la fraicheur, la joie, le don d'émerveillement, comment gagner la paix, la complétude ?
Il semble que toutes nos stratégies n'y suffisent pas.
Pour échapper, peut-être, aux griffes du temps, il faut s'en libérer totalement.
Cela, la personne ne peut le faire, puisqu'elle est elle-même le temps.
L'invitation est de voir que cette personne, essentiellement le corps-mental, et donc le temps, est perçue.
Elle danse et apparaît en nous.
Ce lieu où elle se déploie, nous, est l'espace que nous sommes vraiment.
On l'appelle souvent, la Présence-consciente.
Cet espace conscient que nous sommes est la liberté même.
Il est libre des choses, des objets, de la personne, des problèmes et du temps.
Alors, peut-être pouvons-nous nous laisser faire, et laisser doucement se découvrir cette infinie Présence, cette plénitude d'amour et de douceur, qui seule pourra réenchanter la vie, notre vie,
au-delà de l'espace et du temps.

mercredi 5 décembre 2018

Retraite d'hiver du 28 décembre 2018 au 1er janvier 2019.

LA VOIE DE LA NON-DUALITE
 
Retraite d'hiver en Provence dans le Luberon
du 28 décembre 2018 au 1er janvier 2019.
 
La retraite d'hiver est un moment privilégié pour découvrir et célébrer notre nature véritable.
 
La retraite débutera le vendredi 28 décembre à 16h et se terminera le mardi 1er janvier vers 17h30.
 
Le lieu :
En pleine nature, en Provence, dans le Luberon, au dessus de la petite ville d'Apt.
 
Le programme :
Méditation, dialogues, approche corporelle, et.... le réveillon.
 
Le stage inclut :
La retraite, les repas, le réveillon.
 
Hébergement :
Il n'y a pas d'hébergement sur place, mais de nombreuses possibilités existent tout autour.
Nous pouvons vous en indiquer quelques unes.
 
ATTENTION.
Le nombre de places est limité, il est prudent de vous inscrire et de réserver votre hébergement rapidement.
 
Renseignements, inscriptions, écrire :

samedi 1 décembre 2018

Gilets jaunes: fin du monde ou fin du mois ?



Cet automne, de nombreux citoyens manifestent en revêtant un gilet jaune.
Le début de cette fronde, trouva sa source, dans l'augmentation toujours plus forte, des taxes sur les carburants. 
Le gouvernement, justifia ces augmentations, par des raisons écologiques à savoir:
"Il faut limiter l'utilisation des carburants polluants, sinon, l'inexorable pollution de l'air, nous conduira fatalement à la fin de notre monde." 
Ce à quoi les gilets jaunes répondirent en substance:
"La fin du monde c'est une chose, mais nous, notre problème, lorsque déjà le 15, le frigo est vide et qu'il n'y a plus d'argent, c'est la fin du mois."
Fin du monde, contre fin du mois ?
Une autre option existe.
L'identification erronée à l'égo, à un pseudo moi, c'est-à-dire à la croyance, d'être une entité personnelle et séparée, qu'on arrête pas de défendre et de nourrir, crée en nous le sentiment de séparation, d'incomplétude et de souffrance.
A partir de cette croyance, les uns ne cessent de vouloir s'enrichir au détriment des autres.
Même les bons sentiments, écologiques ou autres, deviennent factices.
Les révoltes populaires, exacerbées par les injustices, sont souvent justifiées.
Mais la source, la racine de l'égoïsme et de la souffrance, réside essentiellement dans cette identification en un moi séparé, et cette souffrance, devient celle du monde tout entier.
Aussi, en ce sens, la fin du moi, est-elle la fin de la souffrance, et sans doute aussi, celle de la folie humaine, qui nous mène à la catastrophe.
Autrement dit, sans la fin du moi, ce pourrait bien être la fin du monde.

mardi 27 novembre 2018

Rencontre à Paris : 15 et 16 décembre 2018.

RENCONTRE A PARIS
Samedi 15 et dimanche 16 décembre 2018.
Le lieu :
A Paris rue Vergniaud dans le 13ième.
Horaires:
Samedi 15 : de 19h à 20h30
Dimanche 16 : de 10h à 16h30
Programme:
Méditation, dialogues, approche corporelle.
Renseignements, inscriptions, écrire:
A noter:
Nouvelles vidéos sur Youtube:
Qui est fou, qui est sage ?
Lorsque la Vie danse.
Sur Youtube, tapez: le moine Gojo
Retraite d'hiver:
Du 28 décembre au 1er janvier 2019 à Apt en Provence.

mardi 20 novembre 2018

Méditation. Spanda : la vibration.

Libre de toute notion d'être une personne séparée, abandonné à la Présence, dans la paix du cœur, surgit soudain le son du silence.
Il apparaît on ne sait d'où, il se déploie, nous enveloppe, s'expanse, plein de douceur et de puissance.
Il résonne dans ce monde et au-delà, comme la trame invisible de toutes choses qu'il traverse et dont il semble être la substance.
Le son du silence n'est pas seulement son, il est vibration, Spanda, et son écho nous traverse et se déploie dans tout l'univers.
Lorsque spontanément, naturellement, cette subtile et puissante vibration est perçue, abandonnez-vous à elle.
La source d'où elle surgit est toute proche.

mardi 23 octobre 2018

Faire ou ne pas faire.



Les tenants de certaines Voies spirituelles ont comme credo :
"Il n'y a rien à faire."
Et ils fustigent parfois les pratiquants des autres Voies, leur disant en substance:
"Voyez parmi tout ceux qui se consacrent à toutes sortes de pratiques, combien d'entre eux ont vraiment réalisé la Voie, ou la vérité ?"
Pas grand monde il est vrai.
Et ces pratiquants de leur répondre:
"Voyez parmi tout ceux qui ne font rien, combien y sont parvenus?"
Pas grand monde non plus, c'est sûr.
Alors que penser et que faire?
Voici une suggestion.
Voyez qu'il n'y a personne, mais réellement personne. Pas de moi, pas d'entité personnelle, pour penser, choisir, pratiquer.
Puis dans cet espace d'accueil, constatez que toutes choses surgissent, librement, naturellement.
Il n'y a personne non plus pour se faire du souci.
Alors pratiquez, méditez, célébrez, agissez, ou restez simplement sans rien faire.
Comprenez qu'il peut y avoir pratique, choix, action, ou absence d'action, mais sans pratiquant, sans acteur, sans décideur, sans penseur.
Là est le secret de la paix et de la liberté.
Là, tous les débats stériles et les querelles ignorantes s'évanouissent.

mardi 16 octobre 2018

Transformer l'absence en Présence.

Le décès d'un proche nous laisse bien souvent avec un douloureux sentiment d'absence.
Absence de l'être aimé, absence de complice, de quelqu'un avec qui échanger, composer, se bagarrer parfois.
Une absence encore plus poignante qu'autour de nous rien ne paraît avoir changé.
Tout semble comme effroyablement normal, et personne ne paraît remarquer ce vide béant de notre cœur.
Cette absence, nous l'avions ressentie de façon tellement poignante, lorsque nous étions entrés dans l'appartement de ma tante, décédée abruptement peu de temps auparavant.
Sur la table de la cuisine, était encore posée sa tasse du petit-déjeuner, un verre d'eau, à moitié vide....
Dans le grand couloir, il y avait ces tableaux d'ancêtres, figés dans leurs cadres, qui semblaient nous regarder d'un air sévère.
Tout était là, immobile, pétrifié, et l'absence régnait.
Au-delà de ces instants cruels, il semble que nous ayons à accueillir pleinement ce sentiment.
Il est fait de pensées, de souvenirs, de tensions.
C'est dans l'espace ouvert de notre cœur que cela peut être reconnu, et c'est là et seulement là, que nous verrons cette souffrance doucement se dénouer et se libérer, comme celui ou celle qui nous manque.
C'est là aussi que subtilement, cette absence pourra se transformer en Présence.
Une Présence paisible, ouverte, aimante, pour tout ce qui voudra être accueilli et se libérer en elle.

mercredi 19 septembre 2018

Méditation du bord de mer.



La mer était d'huile ce matin.
Le soleil venait à peine d'en effleurer la surface et c'était un enchantement de bleu.
A cette heure matinale, bleu ciel était la bonne définition.
Plus tard, différentes nuances apparaitraient, bleu profond, bleu vert...
La brise de levant, l'eau deviendrait un peu agitée.
Mais ce matin très tôt, régnait une intense impression de calme et de beauté.
Contempler ce spectacle, ne suffit pas en soi à nous révéler l'essentiel, autrement dit, qui nous sommes vraiment.
Cela demeure caché, si nous demeurons perdus dans nos pensées, si nous scrutons chaque chose à partir d'un "moi", que nous ressentons être, si notre regard et nos pensées papillonnent sans cesse.
Restez calme, contemplez toute cette beauté d'un seul regard.
Laissez le paysage se déployer en vous, sans commentaire, sans mouvement, sans focalisation, sans aucune trace de "moi".
C'est ainsi, que sans effort, sans intention, presque par surprise, se révèle à vous la Conscience, ce qui perçoit, ce que vous êtes.
Et vous vient alors naturellement l'idée, que sans cette découverte, tellement simple, mais tellement essentielle, la vie n'a pas grand sens.
Plus tard en effet, la brise se leva. 
Les teintes de la mer se firent changeantes. 
Quelques belles baigneuses apparurent sur la plage.
Il est naturel finalement, de se focaliser parfois, mais rapidement, le parfum de l'esprit vaste, la Conscience, réapparaît, plus vaste encore que l'immensité bleue, où mer et ciel se confondent. 

mardi 11 septembre 2018

Rencontres avec le moine Gojo, automne hiver 2018.

Voici le planning des rencontres et retraites avec le moine Gojo pour le dernier trimestre de 2018.
Rencontres à Apt :
Rencontres hebdomadaires à Apt (en Provence dans le Luberon):
Tous les mercredis de 19h à 21h.
Retraites :
Retraite d'automne à Apt.
26, 27, 28 octobre
Retraite d'hiver à Apt.
Du 28 décembre au 1er janvier 2019.
Pour ces rencontres et retraites :
Renseignements, inscriptions, écrire:
Autres rencontres :
Rencontre à Paris: samedi 13 et dimanche 14 octobre.
Rencontre à La Ciotat: dimanche 18 novembre.
Contact : zerogravity.com
Si vous souhaitez organiser un stage ou une rencontre avec le moine Gojo:
A noter :
Chaine vidéo sur Youtube:
Tapez "le moine Gojo" puis cliquez sur chaine, puis sur playlist.
A bientôt .

mardi 4 septembre 2018

Profite et disparais.



La retraite d'été vient de s'achever.
Tout est redevenu calme et silencieux.
Nous sommes toujours en été, mais pourtant, quelque chose a changé à la fenêtre.
Comme si la lumière s'était adoucie.
Laissant s'élargir le regard, cette lumière paisible semble se refléter en chaque chose; le velours des sièges dans le salon, une antique statue de bronze, le feuillage des grands arbres.
Les grosses chaleurs s'en sont allées. Comme il est agréable de respirer l'air frais, déjà imprégné de senteurs automnales.
Dans le silence, on entend le bruissement de la brise dans les feuillages, le rire d'une pie, et une petite clochette, qui tinte dans le vent. 
Quelque chose, vient comme sur la pointe des pieds, nous dire:
"Détends-toi, laisse aller, découvre cette douce lumière en toi également.
Goûte la paix, douce, légère, profonde aussi, qui enveloppe toutes choses.
Surtout, profite de cette journée, de cet instant.
Jamais il ne reviendra.
Profite et disparais."

mardi 28 août 2018

Après une retraite.

La retraite d'été s'est terminée dans la joie.
Certes, ces quelques jours peuvent avoir parfois un peu bousculé nos certitudes, nos croyances, nos illusions; bousculé le confort du moi et ébranlé ses bastions, mais n'est-ce pas le but?
Lorsque l'illusion d'un moi séparé est démasquée, la clarté de cette vision-compréhension, nous laisse au seuil de l'intemporelle Présence.
La paix, la joie sans cause, le sentiment de non-séparation, en sont le parfum.
Certains découvrent ce bonheur, d'autres le pressentent très fortement, d'autres encore, préfèrent jouer encore un peu le jeu du moi et de la séparation.
Mais tous, sans doute, peuvent être touchés par ce parfum, celui de la source, Ce que nous sommes.
Après la retraite, laissez-le vous accompagner encore un peu.
Il ne manquera pas de revenir vous visiter, peut-être là ou quand vous l'attendez le moins.
Bel fin d'été à tous.
Nous espérons vous revoir.

mardi 7 août 2018

Malgrè les difficultés, découvrir la joie.

Question :
Ici, dans mon expérience, la Conscience a décidé de s'identifier au petit moi.
Alors qu'y faire?
Quand aux galères; santé, poisse, ennui, anxiété, mélancolie..... Je suis gâté.
Sans doute est-ce la célébration?
La réalisation, c'est encore pire que le loto, il y a encore moins de gagnants.
Certes une retraite permet de passer du bon temps avec des gens proches.
Mais ensuite, le retour, c'est l'horreur.
Alors non merci.
Réponse :
L'essentiel de la réponse à tout cela, est simple et direct, mais non pointé par tous les enseignants spirituels.
Il n'y a pas de moi !
Désolé si cela peut en mettre certains en boule, mais il en est bien ainsi.
"Moi, Je", est juste une croyance, une fausse impression, l'identification à une ombre, en l'occurrence des pensées, des sensations, des tensions.
Une fois cela vu clairement, qui va s'identifier à quoi ?
C'est une formidable libération d'énergie, que la détente de cette crispation sur un concept finalement inexistant.
Il faut bien voir que beaucoup des galères dont tu parles, ennui, anxiété, mélancolie.... sont totalement liées à cela.
La célébration n'a rien à voir avec la souffrance, elle est célébration de notre nature véritable, qui se déploie d'autant plus clairement que ce que nous ne sommes pas est vu et compris.
Si au jeu de la réalisation il y a peu de gagnants, c'est seulement que ce jeu n'intéresse pas grand monde.
Tu connais l'exemple du verre que certains voient à moitié vide et d'autres à moitié plein.
Passer du temps, sans attente, avec des ami(e)s partageant le même idéal, est une joie.
Bien sûr, par la suite, nous replongeons dans le monde, mais peu à peu, subtilement, ces bons moments peuvent s'étaler, s'élargir, jusqu'à recouvrir et inclure toutes choses, et doucement, toute notre perspective s'en trouve changée.....
Je te le souhaite.

mardi 31 juillet 2018

La Conscience parle à la Conscience.

Question :
Je n'ai plus envie de participer à des stages, des retraites, des satsangs.
Je vis cela comme une galère et je ne ressens plus de motivation.
Ma carrière de chercheur spirituel touche à sa fin, et curieusement, je sens comme un soulagement...
Réponse :
Bonjour.
Tu es un farceur.
L'essentiel de toute cette histoire est de reconnaître que nous sommes la Conscience ou le Soi, et que toute chose l'est aussi.
La Conscience n'est pas personnelle.
Alors ce matin, la Conscience ouvre sa boite mail et lit un message de la Conscience qui lui dit:
"La Conscience n'a plus la motivation pour rechercher la Conscience".
C'est à la fois drôle et parfait n'est ce pas?
Le problème est juste lorsqu'on fait de cette histoire une affaire personnelle.
"Je dois y arriver."
"Je dois faire des efforts."
"Je dois galérer."
Alors un jour, le "moi", le "je", en a marre, il lâche prise et dit :
"Stop, j'arrête, j'y vais plus, je veux des vacances..."
Et là, tout à coup, il se sent soulagé.
En fait, depuis le début de tout cela, il s'agissait juste du jeu de la Conscience qui souhaite s'amuser, s'ébattre, se célébrer....
Venir à un stage, à une retraite, c'est simplement prendre du bon temps avec des ami(e)s, dans la clarté de la Conscience.

mercredi 18 juillet 2018

Tous cela n'est il pas n'importe quoi ?

Question :
Cher moine Gojo, vous êtes très sympathique ainsi que l'ambiance dans vos stages et vos retraites, mais je me demande si finalement, toute cette histoire d'absence de moi, de Conscience, n'est pas tout simplement n'importe quoi ?
Réponse :
Merci de votre franchise.
Notez que l'ambiance sympathique et conviviale d'amitié et de partage, est un élément fondamental.
C'est le terreau dans lequel notre amour pour la vérité et notre recherche peuvent s'épanouir avec bonheur.
Pour le reste, vous n'avez pas tord.
Au regard de la personne que nous croyons être, du point de vue de l'égo, ou d'un moi personnel et séparé, et même du point de vue classique et traditionnel de la société et de notre entourage, tout cela est effectivement n'importe quoi.
Nos conditionnements, notre entourage, la société, tout, nous semble-t-il, nous pousse à croire en la réalité de ce fameux "moi", et prétend que le bonheur que nous recherchons, dépend plus ou moins, de l'atteinte des objectifs qu'il nous propose.
Alors je vous propose trois choses:
1 : Voyez si vous êtes réellement pleinement heureux?
Autrement dit, si l'atteinte de tous les objectifs que le moi vous propose vous apporte le bonheur recherché ?
2 : A propos du moi que vous évoquez :
voyez s'il existe réellement, autrement dit, si vous pouvez trouver quelque part, une entité séparée et définie que vous baptiseriez "moi"?
3: Concernant la Conscience:
voyez s'il est vrai, ou pas, que ici et maintenant, dans votre expérience, quelle qu'elle soit, il est vrai qu'il y a Conscience ou non?
Considérez très sérieusement ces trois points, et reparlons-en.

mardi 10 juillet 2018

Méditation un matin d'été.

Tôt le matin, il est agréable de s'assoir tranquillement sur la terrasse.
L'air est encore frais, une très légère brise, délicatement parfumée, fait se balancer les feuilles des grands arbres qui nous offrent une ombre bienfaitrice.
Le corps est naturellement immobile.
On contemple le jeu des ombres et de la lumière et cette extraordinaire clarté, quand le soleil vient de se lever.
Le ciel est d'un bleu radieux, les collines baignées de lumière, vert tendre, avec des tâches plus sombres.
On entend quelques oiseaux et le roucoulement très doux de la tourterelle.
L'esprit est calme, sans effort ni tension.
De temps à autre passe un papillon, musardant de-ci de-là, ou un bourdon, pressé d'aller dieu sait où.
Dans cette contemplation matinale, seule règne la beauté; sans personne, sans centre, sans individualité pour s'en saisir, comparer, juger....
Un espace apparaît, qui recouvre et inclut toutes choses.
En lui, ce matin enchanteur paraît intemporel, et son parfum est celui qui seul, peut remplir notre cœur, combler tous nos manques.
On entendit une voiture au loin, mais cela ne rompit pas le silence.

mardi 19 juin 2018

La Conscience, le corps et le football .

On entend souvent marteler, parfois même avec une pointe d'arrogance, des pseudos vérités du genre:
"La Conscience a choisi de s'incarner dans ce corps."
"Le corps est le temple de la Conscience."
Et ceux qui débitent ce genre de propos en sont souvent assez fiers.
Et bien non !
Prenons l'exemple d'un terrain de football, avec des joueurs qui courent sur la pelouse.
Dire : " la Conscience s'incarne dans un corps."
C'est comme prétendre: " le terrain de football s'incarne dans les joueurs."
Débile non?
C'est en fait juste l'inverse.
Ce n'est pas le terrain de foot qui s'incarne dans les joueurs.
Ce sont les joueurs qui apparaissent sur ou dans le terrain de football.
Autrement dit, dans notre exemple:
Ce n'est pas la Conscience qui s'incarne dans le corps, c'est le corps qui apparaît dans la Conscience.
Comprenne qui pourra.
Vive le foot !

lundi 4 juin 2018

Le bonheur mais pour qui ?

Dernièrement, nous discutions avec un ami, tout à la fois coach, maître de yoga et de zen.
Il nous disait:
"Finalement, les gens s'en fichent du yoga, du zen, ou de la méditation.
Ce qu'ils veulent vraiment, c'est le bonheur."
Et c'est bien en effet ce à quoi tout le monde aspire.
Pourtant nous disait-il :
"Mes élèves semblent avoir à peu près ce que tout le monde recherche; argent, amour, pouvoir, une vie facile....."
Alors, quel est le problème ?
Chacun d'entre nous déclare en quelque sorte:
"Je veux le bonheur, pour "moi" ! "
Et à partir de ce "moi", s'évertue à toutes sortes d'actions, de pratiques, dans ce but.
Et si le problème était dans le "moi" lui-même ?
Si ce "moi" apparent n'était finalement qu'une fiction, à laquelle nous avons plus ou moins inconsciemment, décidé de croire, sous la pression de conditionnements puissants?
Alors, la base même de notre quête étant erronée, tout ce qui en découlerait le serait aussi.
Peut être est-ce là la raison essentielle dans notre échec à trouver le bonheur ?
Autrement dit:
Voyez s'il est vrai que quelque part, en nous, se loge et se cache une entité séparée et bien définie, appelée "moi" ?
Dans l'affirmative, continuez comme avant.
Mais  s'il se trouve que ce fameux "moi" demeure introuvable, qu'il n'y a rien d'autre que le jeu sans fin des pensées et des sensations, alors, cette croyance "moi", pourra choir et se dissoudre, comme un sucre dans l'eau.
S'il n'est pas de "moi" limité et séparé, alors, soyez le tout, soyez la Conscience, consciente d'elle même, et voyez les changements que cela entrainera dans cette vie.

samedi 26 mai 2018

Les expérience peuvent-elles pointer vers la Présence ?

Question :
Les expériences peuvent-elles pointer vers la Présence ?
Réponse :
Bien sûr, tous les objets, même un simple caillou au bord du chemin, toutes les expériences, comme avoir une vision céleste et sublime, ou faire caca, apparaissent dans la Présence que nous sommes, et pointent vers elle.
Malheureusement, nous "préférons" rester identifiés à la petite personne que nous croyons être.
C'est cela même, qui par erreur, nous laisse croire que nous sommes quelqu'un expérimentant quelque chose.
Chaque chose, y compris nous-même, chaque instant, se déploient au cœur de la Présence-Consciente que nous sommes et peuvent à tout instant nous la révéler.
Là est le cadeau.
Hélas, nous préférons nous intéresser au papier d'emballage, circonstances, expériences, sensations spéciales, plutôt qu'au cadeau lui-même.
L'enseignement véritable, est celui qui nous dévoile le cadeau, et nous apprend à délaisser l'emballage.
Question :
Comment les pensées peuvent-elles être une aide dans la reconnaissance de la Présence-Consciente?
Réponse :
Une pensée est quelque chose de perçu.
En cela, elle est un objet comme un autre.
Lorsque la pensée est vue, sans identification, sans focalisation, juste comme un objet perçu, elle nous renvoie naturellement à "ce qui perçoit", autrement dit l'espace au sein duquel elle apparaît, se déploie, puis disparaît.
Cela, "ce qui perçoit", est la Présence-Consciente.
Son parfum se révèle à nous comme paix, sérénité, joie sans cause, absence de peur....

mardi 15 mai 2018

La Voie de la connaissance et la Voie de l'amour.



Question :
Je trouve que dans la Voie de la non-dualité, on ne parle pas assez de l'amour.
Ne trouvez-vous pas?

Réponse :
Dans la Voie de la non-dualité, on ne parle que de l'amour en fait.
Mais il ne s'agit pas d'un amour purement émotionnel, ayant pour fonction de combler nos manques et nos blessures.
La Voie de la non-dualité, est la Voie directe. Elle peut être parfois douce, parfois abrupte.
Elle "s'attaque" en fait directement au bastion de l'ignorance, qui est essentiellement notre croyance d'être un moi personnel et séparé.
Cette croyance, cette illusion, est précisément ce qui bloque, ce qui empêche l'amour véritable.
Elle fait de nous des mendiants, toujours prêts à se précipiter là où il nous semble découvrir quelques signes d'amour, parfois même bien illusoires.
Lorsque cette croyance en une entité personnelle, commence à se dissoudre dans la chaleur d'un accueil bienveillant, et la clarté de l'investigation, un espace se crée.
Cet espace est accueil inconditionnel, pour tout ce qui apparaît en lui.
Il n'est pas personnel, ne connaît aucun sentiment de séparation.
C'est dans la claire compréhension de l'illusion, et la réalisation de notre nature profonde, appelez- la ainsi, ou encore le Soi, ou la Présence, ou Conscience, ou la Vie, que l'amour  peut se révéler et s'actualiser, dans notre vie.
Avant cela, ce n'est bien souvent qu'un mirage, ou un rêve.
Cette recherche, cette découverte essentielle, peut parfois sembler douce et facile, d'autres fois, plus austère et abrupte, mais ce n'est là que le reflet de nos peurs.
Son cadre formel, est, lui, plutôt ouvert, accueillant, et chaleureux.

Ainsi, l'approche non-duelle, la Voie de la connaissance, permet que se découvre et s'épanouisse l'amour véritable.
De même, l'approche dévotionnelle, la Voie de l'amour, nous conduit doucement vers la compréhension véritable.
Finalement, ces deux Voies, sont comme les deux ailes d'un même oiseau.

mercredi 9 mai 2018

Douceur de la Présence, douceur du printemps.



Assis sur la terrasse, cela commença par la brise printanière, si douce, si légère, nous caressant le visage.
Un bien-être apparut, le corps se relâchait, s'ouvrait.
Le cœur aussi, mais comment l'expliquer, se détendait, se dilatait.
On ouvrit les yeux, et il y avait la douceur du vert tendre des nouvelles feuilles, les fleurs qui se gorgeaient de soleil, et partout cette douce lumière du printemps.
Abandonné à cette douceur, surgissait la Présence.
Elle se déployait, enveloppant toutes choses.
En elle, nous étions détendu, paisible et confiant.
En elle, étaient la brise, la lumière, les arbres et les fleurs.
En elle, étaient le chant des oiseaux, les collines et les nuages au loin.
Il n'y avait rien à faire pour s'abandonner à cette Présence.
Juste la laisser être, juste ressentir sa douceur, son parfum,
celui du printemps.

lundi 23 avril 2018

Face aux obstacles sur la Voie.

Cher(e)s ami(e)s.
La retraite de printemps s'approche à grands pas, et ce devrait être une joie de partager ces moments, avec tous ceux et celles qui y viendront, dans la clarté de la Présence.
Clarté disons-nous, mais il est toujours amusant, et aussi un peu attristant, de constater combien souvent nous en manquons.
Avant chaque stage, chaque retraite, c'est un peu la même chose.
Tout d'abord, un rappel.
Une retraite se prévoit longtemps à l'avance. Elle a un début et une fin.
Il est important d'y être dès le début, et de n'en repartir  qu'à la fin.
A chacun de s'organiser pour cela.
Il y a aussi ceux qui sont inscrits depuis longtemps, et puis soudainement, se présente un problème.
En voici une liste, non exhaustive.
Problèmes financiers, problèmes professionnels, problèmes familiaux, problèmes de santé, problèmes de transport, problèmes personnels.... Bien sûr.
Et comme par hasard, précisément maintenant....
Et puis, il y a les postulants de dernière minute, ceux qui veulent savoir, combien on sera, qu'est-ce qu'on mangera, la température qu'il fera.....?
Bien souvent, on dirait que la Vérité ou la Voie cherche à tester notre envie véritable, notre motivation....
Alors il semble urgent de suggérer quelques points importants.
Quelque soit votre envie, écoutez profondément votre cœur.
Réalisez ce qu'est votre désir essentiel, votre aspiration véritable.
Ensuite, dites OUI !  
Ne vous laissez pas perturber ou influencer.
Que rien ne puisse vous entraver.
Ne soyez même pas raisonnable.
Alors souvent, comme magiquement, les choses s'arrangeront, et vous vous sentirez mystérieusement protégé.

dimanche 15 avril 2018

Nature et méditation.

Nous avons passé quelques temps sous les tropiques, au bord de l'océan.
Le matin, la mer était bleue-vert à nos pieds. A l'horizon, elle se confondait avec le ciel.
Quelques nuages trainaient, paisibles, au loin.
Les grands cocotiers, se balançaient doucement dans la brise.
On entendait le chant plaintif des tourterelles.
Tout cela était un ravissement.
Plus tard, nous sommes rentrés, et séjournions à la campagne.
C'était le printemps, les arbres venaient juste de faire éclore leurs nouvelles feuilles, vert tendre.
La prairie était couverte d'un tapis de fleurs jaunes et blanches.
L'air était encore frais mais doux.
On entendait de nombreux oiseaux et le coucou au loin.
Tout cela aussi était un ravissement.
Le spectacle de la nature, quand elle n'est pas abimée par l'homme, pointe vers la beauté.
Comme il est agréable de la contempler, le corps, le cœur et l'esprit ouverts, laissant entrer toute cette beauté en nous.
Là est l'essence de la méditation.

jeudi 22 mars 2018

Dieu, la méditation et moi.



Question :
J'ai lu une définition de la méditation qui disait:
"La méditation, c'est faire le vide en soi, pour être préparé à la venue de Dieu."
Qu'en pensez-vous ?

Réponse :
Ecouté dans une certaine perspective, cela sonne plutôt bien, n'est-ce-pas?
Mais un peu plus profondément, qu'est-ce que cela veut dire?
Qui va faire le vide?
"Moi", bien sûr.
Et qui est donc ce "moi" ayant la capacité de le faire?
Sans doute, l'auteur veut-il pointer le fait, d'être vide de pensée, de jugement....
Motivé par mon désir de Dieu, "je" vais m'y efforcer très fort.
Autrement dit, "moi", "je", qui fais ce vide, est à la manoeuvre. Il est l'agissant, et se nourrit ainsi de son activité.
Voici donc un vide, temporairement peut-être, sans pensée frivole, mais à coup sûr, rempli de "moi", de "je". 
Drôle de vide n'est-ce pas?
Et ce Dieu à qui "je" suis sensé faire de la place, qu'est-il donc?
Un petit bonhomme vert? Un état particulier? Une énergie?
Voyez que cette définition de la méditation a du mal à résister longtemps à une investigation un peu pointue.
L'intention était pourtant louable.

Qu'est-ce que faire le vide au juste? 
C'est voir profondément qu'en fait, il n'est que le vide.
Il n'y a absolument rien à faire, ni personne pour le faire.
Lorsque se découvre l'inexistence fondamentale d'un "je", ou d'un "moi", pouvant ou devant faire, ou ne pas faire, ceci ou cela, là, est le vide véritable; et ce vide, cette absence de "moi", d'entité séparée, est accueil pour tout ce qui souhaite s'inviter en lui.
En lui, sans pouvoir se nourrir d'aucune prétention à être quelqu'un de spécial, pensées, objets, ne se maintiendront pas longtemps.
C'est dans cette clarté, libre de toute intention, de toute entité, que ce vide, cette absence, se révèlera comme Présence. Cela.
Au fond, n'est-ce pas ce que tout le monde cherche, mais hélas, maladroitement et au mauvais endroit?

mardi 13 mars 2018

La farce cosmique.




Aujourd'hui, le marché du développement personnel, du bien-être, de la spiritualité est immense.
Les stages foisonnent, les enseignements sont légion, peu ou prou, tous nous promettent qu'à travers leurs approches, leurs méthodes, leurs techniques, les choses s'arrangeront, ou s'allègeront pour nous.
Nos désirs, profonds ou non, pourront être satisfaits, bref, la voie vers le mieux-être et le bonheur s'ouvrira.
Tous ou presque, nous suggèrent que pour y arriver, "je", dois faire ou ne pas faire quelque chose, et qu'alors, "je", "moi", réaliserai que "je" peux y parvenir, ou que j'y suis déjà.
Dans toutes ces propositions, diverses et variées, le point commun, le pivot central, est le "je", ou le "moi".
Moi qui peut faire ou ne pas faire, moi qui peut  comprendre, moi qui ai le choix.
Jamais, ce fameux moi n'est remis en cause, tout au plus prétend-on à le transformer ou à l'améliorer.
Jamais il n'est clairement vu, que le seul vrai problème, c'est précisément ce "je", ou ce "moi".
cette pseudo identité à laquelle on s'identifie.
La réponse ultime est pourtant si simple :
"Voyez qu'il n'y a pas de moi, et tous ces problèmes seront résolus".
Plus rien ne devra encore être changé, transformé, ou amélioré.
Ce qui ne signifie pas que changements, transformations ou améliorations ne se produiront pas.
Trop simple cette solution, me direz-vous?
Impossible d'y croire?
Ou alors, comme l'on suggéré certains amis :
"Pas assez rentable".

Comme vous voulez......
Alors vite, inscrivez-vous au prochain stage de méditation, de pleine Conscience, de développement de ceci, d'amélioration de cela, de transformation du passé, du présent ou de l'avenir.....
Tel est le jeu divin, la farce cosmique.

mardi 6 mars 2018

A quoi sert-il de réaliser le Soi ?

Question :
Vous dîtes que le Soi ou la Conscience, est comme l'arrière-plan au sein duquel se déploient les choses, mais qu'il est libre de ces choses.
Ce que nous voulons, c'est être heureux dans cette vie.
A quoi sert-il de réaliser le Soi ou la Conscience, s'il n'a rien à voir avec les aléas de notre vie?
Réponse :
Réaliser le Soi, la Présence-Consciente, ou notre véritable nature, a plusieurs effets très clairement constatables dans notre vie.
Tout d'abord, lorsque nous réalisons qu'il est comme l'arrière-plan au sein duquel se déploient les choses de la vie, nous comprenons que ce que nous sommes réellement, est libre de ces choses, de leur apparition, mais aussi de leur disparition, y compris le corps, les pensées, les objets.....
Cela nous libère de la peur de la mort, de la peur tout court, en fait.
Ensuite, découvrir la réalité du Soi ou de la Conscience, libère dans notre vie ses parfums, qui sont la paix, la joie, le sentiment de non-séparation....
Et puis, bien que la Conscience soit totalement libre des objets apparaissant en elle, sa reconnaissance les influence notablement.
Ainsi, les aléas de notre vie, lorsqu'ils sont sciemment accueillis dans cet espace de paix, d'amour et de joie, ont-ils tendance à s'y déployer beaucoup plus harmonieusement, et à s'y libérer beaucoup plus facilement.
Enfin, lorsque notre compréhension s'approfondit encore, nous réalisons que les vicissitudes de notre vie, et les évènements qui l'animent, ne sont rien d'autre que l'activité du Soi lui-même, la dynamique de la Conscience.
Toute idée, tout sentiment de séparation, s'évanouissent alors.

mercredi 14 février 2018

Voir ce qui est.

Là, maintenant, tout de suite, qui es-tu?
Quoique tu désignes, cela est perçu, n'est-ce pas?
C'est donc quelque chose, et profondément, tu es ce qui le perçoit.
Alors que se passe-t-il si tu laisses tomber toutes ces choses?
Ne t'inquiète pas.
Il ne se passera rien de grave.
D'une certaine manière, découvrir ce que tu es, n'est rien de spécial.
C'est un non-évènement.
De toute façon, il en a toujours été ainsi.
Aussi bien pour le sage que pour l'ignorant, les choses surgissent.
Ainsi en va-t-il du monde, du corps, des pensées....
Il n'y a au fond qu'une seule différence.
Pour l'ignorant, les choses semblent surgir à un "moi", entité personnelle, percevante et agissante.
Le sage, lui, voit clairement que ce "moi" n'existe pas et que toutes choses apparaissent, se déploient, disparaissent, au sein de la Conscience, Ce qu'il est.

mercredi 7 février 2018

L'importance de l'abandon.




Il est frappant de voir parfois, sinon souvent, ces méditants ou pratiquants de longue date, être complètement déstabilisés, voire perdus, lorsque la vie leur semble tout à coup défavorable, ou qu'ils traversent des évènements difficiles ou incompréhensibles.
Comment peut-il en être ainsi?
A quoi ont donc servi ces années de méditation ou de pratiques diverses?
L'abandon semble être le point clef.
Certes, comprendre ce que nous ne sommes pas (un moi séparé), est une belle chose.
Certes, avoir des aperçus de notre nature véritable est excellent.
Mais quel est le sens de tout cela, si nous restons par ailleurs crispés sur nos certitudes, campés sur nos positions, attachés à nos croyances?
Etablis dans la Présence-Consciente, il est important de lâcher prise totalement, de s'en remettre naturellement à Cela, quelque soit le nom que nous lui donnons ( Dieu, Bouddha, Shiva, la Shakti, la Conscience, le Soi......)
Peut importe la façon selon laquelle cet abandon se manifeste.
Tout simplement, nous nous en remettons à Cela, confiant que de cet abandon viendra le meilleur, même si parfois, les circonstances peuvent au début sembler paradoxales.
De toutes les traditions, tous les sages sont là pour sans cesse nous le répéter:
"Comprenez que vous n'êtes pas une petite entité séparée, réalisez votre Divinité, votre nature infinie et intemporelle, abandonnez-vous à Cela, vous ne le regretterez pas".

mercredi 24 janvier 2018

La Voie du petit déjeuner.




Le matin au petit déjeuner, nous savourons les toasts, le café ou le thé, mais il est rare que nous savourions sciemment la Présence.
Pourtant sans elle, café, thé, toasts et autres ne seraient pas.
Le problème est que tartines et boissons nous semblent être des objets tangibles, alors que la Présence ne l'est pas.
Certes, la Présence-Consciente n'est pas un objet, et pourtant, sans aucun doute, elle est.
Elle est, et lorsque cela se sait en nous, cela a son propre parfum.
Appelez-le paix, joie, amour, douceur...... Ou comme vous voulez.
Certes, le parfum n'est pas le flacon, mais dans l'abandon auquel il nous invite, se révèle sa source en laquelle nous nous perdons.
Alors dégustez votre thé, humez l'arôme du café, savourez votre petit déjeuner, dans la Présence que vous êtes.

mercredi 17 janvier 2018

Peux-tu trancher mes liens?

Question :
Moine Gojo, je ressens un appel profond vers la vérité et la liberté.
C'est pour moi comme une nécessité vitale. Pourtant, je me sens comme enfermé dans mes peurs, mes tensions.....
Peux-tu trancher mes liens?
M.
Réponse :
Cher M.
Ce souhait profond, cette nécessité vitale, proviennent de la liberté elle-même.
C'est une belle chose de le voir.
Ensuite, la suggestion est simplement de s'y abandonner.
Je ne peux trancher tes liens.
Seul toi, peux te donner cette liberté.
Comment le faire?
En constatant que jamais personne n'a été lié ou emprisonné.
Corps, mental, frustrations, conditionnements, peurs..... ne sont que sensations, tensions, pensées.
Elles n'ont jamais constitué des limites à ta liberté.
Elles ne sont que ce qu'elles sont; des choses qui apparaissent, se déploient, disparaissent, dans un espace sans limite de liberté, ce que tu es, ce qui te cherche, ce qui joue à se chercher et à se trouver.
Pourquoi ne pas être Cela, plutôt que les choses qui y apparaissent?
Le dire semble facile, le réaliser parfois moins.
C'est pourquoi, les amoureux de la vérité et de la liberté, aiment à se réunir pour approfondir Cela.

mardi 9 janvier 2018

En attendant Gojo.

Quelques dates à retenir en 2018 avec le moine Gojo.
Voici quelques dates à retenir en 2018, d'autres s'y ajouteront prochainement.
10 et 11 Février: Rencontre à Paris. 
17 et 18 Février: Rencontre à La Ciotat
Contact:  site: zerogravity.com
Mars: Rencontre à Apt ( date à préciser)
Avril: Rencontre à Paris (date à préciser)
Du 4 au 6 Mai: Retraite de printemps à Apt.
Du 17 au 28 Mai: Tournée au Canada au Québec: stages, rencontres, retraites.
La retraite d'été aura lieu à Apt du 22 au 26 aout.
A noter:
Tous les mercredis à 19 heures:  Rencontre à Apt: méditation puis dialogue.
Vous souhaitez inviter le moine Gojo pour une rencontre ou un stage:
Contactez nous.
Le petit livre de la non-dualité:
Sorti depuis quelques semaines.
Pour vous le procurer, c'est possible lors des stages et rencontres ou contactez nous.
Pour nous contacter, écrire:
Et puis sur Youtube, bientôt de nouvelles vidéos:
Tapez: le moine Gojo

mercredi 3 janvier 2018

Voeux.

Bonne année, et meilleurs vœux à tous et à toutes pour cette nouvelle année.
En ce début d'année, nous vous souhaitons de découvrir la Présence-Consciente que vous êtes, votre véritable nature, et de voir clairement que c'est en elle que cette année se déploie.
C'est en elle, que les pensées, le corps, et le monde, apparaissent et se libèrent.
Voyez que nulle part n'existe d'entité personnelle, de "moi" séparé.
Même s'il vous semble percevoir un "moi", constatez qu'il n'est rien d'autre qu'un amalgame de pensées et de sensations, que ces pensées et ces sensations ne sont pas "Ce qui perçoit", mais qu'elles sont perçues, qu'elles ne sont pas "Ce qui accueille", mais qu'elles ont besoin d'être accueillies, avant de pouvoir se libérer.
Réalisant notre nature véritable, toutes choses prennent leur juste place et pointent vers la Conscience qui les accueille.
Que votre vie devienne une célébration de Cela, dans la joie et le bonheur.