mercredi 25 avril 2012

La douceur de l'immortelle Présence.

Il est bon et beau de voir que la méditation est la douceur même, j'oserais même dire, l'amour même.
Notre attirance ou notre amour pour la vérité ou la méditation, sont en fait l'amour de la vérité pour nous, qui nous attire à elle.
La méditation en est une des expressions.
Lorsque cette attirance apparaît en nous, il est bon de s'y laisser aller avec joie.
La méditation ne devrait ainsi jamais devenir une corvée ou un devoir pénible.
Ce qui écrit ces mots et ce qui les lit, est la même Conscience. En elle, il n'y a nulle séparation, tout apparaît et se déploie en elle.
Cette Conscience est ce que nous sommes, éternel sujet. C'est pourquoi, elle ne peut jamais devenir un objet. Jamais nous ne pourrons la voir, la saisir, l'enfermer...
Les pensées passent, comme des nuages, mais aussi le corps, les sensations, et le monde, le flot des perceptions.
Lorsque toute saisie se relâche, et que tout est laissé naturellement libre de passer, d'aller, de venir, de naître, de mourir, sans fixation aucune, alors, l'arrière plan de ce grand spectacle, Ce qui est, se révèle, non pas comme un objet, mais comme Cela; et nous sommes Cela, immortelle Présence.
Et Cela se dévoile sans effort et comble tous nos manques.

Pour tous ces sujets, l'intérêt de chacun est différent, superficiel ou profond, difficile de savoir.
Certains se satisfont d'une compréhension intellectuelle, certains ont besoin de temps...
Il ne faut rien forcer, rester amical, disponible, silencieux parfois.

4 commentaires:

odile a dit…

Merci pour ce texte très juste!

odile a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Marie Surya a dit…

Merci pour cette infinie douceur...
C'est une délicatesse , un raffinement ,
la dimension du Sacré entre dans la Danse ...

Kévin a dit…

A mon sens, si la compréhension intellectuelle est nécessaire elle ne garantit rien.

L'important c'est la compréhension vivante, la réalisation perpétuelle.

Il me semble que nous pensons trop facilement, en occident, que la compréhension intellectuelle suffit. Or, si elle suffit pour ce qui relève du plan technique, elle ne suffit pas pour ce qui relève de l'art. Ainsi, même si notre société fait tout pour que la vie devienne technique, il apparaît en fait que vivre est un art.